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Archive for avril 2009

10 Km Gap’enville – 26 avril 2009

Dimanche 26 avril, 6h45 :
Je me lève; il pleut, comme la météo l’avait annoncé.
Je prend mon petit déjeuner en repensant à l’édition 2008, ou le soleil et la convivialité avaient été au rendez-vous.
Pour cette année, il est difficile d’imaginer trainer au ravito d’arrivée…
De plus, il n’est pas envisageable que Lily sorte en pleine convalescence avec un temps pareil.  Il me manquera donc mes supportrices préférées…
 
9h: je récupère mon dossard, il ne pleut plus, il y a un peu de bise…
9h30: l’échauffement se déroule sans pluie mais il ne fait pas très chaud non plus…
10h: Le départ est donné, toujours au sec.
Je pars avec un bon rythme mais sans excès de confiance: je sais que j’ai le foncier acquis avec la prépa marathon, mais ai je eu le temps de récupérer du marathon et de la quinzaine difficile qui s’en est ensuivi?
Je ne vois pas les panneaux du 1er km ni du 2ème (en fait, je ne verrai aucun panneau pendant la course!)
Par contre, j’ai la grande joie d’apercevoir mon frère sur le bord de la route, je sais que je vais quand même avoir du soutien pour les passages à venir.
Je me sens bien, je pense être assez rapide, et peu après le 2ème km, je rattrappe un groupe que je dépasse ensuite.
Je me retrouve avec mon compère Guy, sans doute à partir du 3ème kilomètre, et on ne va quasiment plus se quitter jusqu’à l’arrivée.
Il me lâche un peu sur le premier retour de la contre-allée et je recolle dans la descente de l’hopîtal pour prendre le rythme à mon compte sur le deuxième aller de la contre-allée.
Au retour, on court côte à côte, et sans doute plus frais et plus endurant ce jour là, je prend quelques longueurs d’avance dans la dernière montée de rue Carnot, pour essayer de ramarrer 2 concurrents que l’on a en point de mire.
Dans la dernière ligne droite sur le boulevard, je sens que j’ai encore du jus, mais impossible finalement de doubler le coureur qui me précède.
Au final, un chrono de 38’06", ce qui me satisfait pleinement car cela constitue ma 3ème meilleure perf. sur un 10 km (et celui-ci bien que roulant n’est pas vraiment plat)
Par contre, il s’est mis à pleuvoir des cordes, et il n’y aura donc que peu de temps pour profiter des ravitos et discuter, avant que le froid et l’humidité ne me saisisse et que je prenne la direction de la maison et d’une bonne douche chaude. 
Dans l’après midi, après avoir flemmardé devant le grand-prix de F1 de Bahrein, pendant que la pluie continue de plus belle, j’apprendrai par internet que j’ai terminé 28ème et que le vainqueur du jour a mis moins de 31′, ce qui est une véritable performance.
 
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Catégories :Course à pied

Marathon de Paris – 5 avril 2009

Préambule: J’ai beaucoup attendu pour rédiger ce compte-rendu, par manque de temps et parce qu’un marathon ne se raconte pas en cinq minutes.
D’abord, un marathon ça dure au moins 2 mois : 2 mois de préparation minimum, 1 jour de course, sans compter la récupération…
C’est aussi beaucoup de réflexion, d’émotion et d’appréhension.
Mêm s’il y a de plus en plus de marathons et de marathoniens (iennes), cela reste une course mythique et difficile.
 
Donc, je vais essayer d’aller à l’essentiel.
 
L’objectif: améliorer le temps de 3h28′ réalisé lors de mon unique marathon, couru à Lyon en 2007.
essayer d’éviter le piège du deuxième marathon ou l’on peut facilement se gaufrer par excès de confiance. 
 
La préparation: elle s’est déroulée sans trop de problèmes, avec des sorties longues effectuées soit en solo, soit avec mon ami Pierre G.
Une préparation classique, calquée sur celle que j’avais effectuée pour Lyon 2007, mais en essayant d’augmenter un peu le kilométrage total.
Seul couac : pas possible d’avoir de bons répères de performance, n’ayant pu courir un semi dans de bonnes conditions…
Après avoir envisagé un temps de partir sur 4’20" au km, j’ai finalement opté pour une stratégie plus sécurisante: me caler entre 4’25" et 4’30" au km.
 
Le contexte: Je suis monté à Paris en famille (ma femme et ma fille), logés chez mon oncle et ma tante.
Ma fille est tombé malade dès l’arrivée à Paris (fièvre, toux, maux de ventre).
Cela nous a donné du souci à ma femme et moi, mais aussi accessoirement pour ce qui concerne le marathon, m’a privé de mes supportrices, alors qu’on avait préparé tout un programme pour leur permettre de me voir passer à 3 endroits…
De plus, la nuit précédent la course, Lily était vraiment mal et pleurait souvent, et même si Nath s’occupait d’elle, je n’ai pu dormir qu’à partir de 2h et dans le canapé du salon.
 
Le jour J:
Il fait très beau.
Je me rend place de l’étoile en métro et je constate très vite qu’il y a beaucoup de coureurs dans la rame.
Sur place, je suis agréablement surpris: hormis le petit embouteillage pour sortir du métro, tout est très fluide.
Je laisse mes affaires au vestiaire sans faire la queue. Après un petit pipi sur les plates bandes de l’avenue Foch (le luxe!), je vais me positionner sur les Champs-Elysées, devant le SAS de 3h, notre lieu de RV avec Pierre I.
Je suis le premier mais Pierre arrive bientôt, et c’est avec grand plaisir que nous partageons cette attente chargée d’émotion et d’un peu de stress.
Je prends une photo souvenir pour un couple (lui est anglais et va courir, elle est française et va supporter).
A 15′ du départ, on rentre dans nos SAS respectifs: moi chez les 3h et Pierre chez les élites, palmarès oblige!
Dans le SAS de 3h, je retrouve mon anglais et nous échangeons quelques phrases en anglais, français, franglish, par gestes aussi, c’est assez sympa!
A 5′ du départ, ça devient sérieux: j’aperçois l’obélisque, tout en bas de l’avenue, dans la brume d’une journée a peine née.
J’ai dans la tête une chanson de Joe Dassin "aux Champs-Elysées pa da pa da pa…" puis après "A vélo dans Paris, on dépasse les taxis"
Enfin, je ne suis pas à vélo, j’ai 42 km et des brouettes à courir, et je pense plutôt à terminer qu’à dépasser qui que ce soit… 
Le speaker fait monter la sauce en égrénant un compte à rebours et l’émotion est palpable, tout au moins chez moi.
Je savoure les derniers instants avant le départ en me disant que j’ai la chance d’être là, en forme, prêt, et que c’est pas tous les jours que l’on prend le départ d’un marathon.
8h45: Ca y’est c’est parti!
Je démarre doucement car pas échauffé, et la descente sur les Champs-Elysées est une ballade matinale qui serait tout à fait délicieuse si je parvenais à faire abstraction de l’effort à produire après.
A la Concorde, c’est un peu la cohue, car la rue de Rivoli est plus étroite que les Champs, et ça fait un peu l’entonnoir.
Je constate au 2ème kilomètre que je suis assez lent, c’est normal, mais il faut maintenant prendre le rythme prévu: 4’30" au km pour ceux qui l’auraient oublié.
Je n’arrive pas à courir à mon allure car je suis géné par d’autres concurrents, moins rapides mais partis plus vite.
Ca m’agace quelque peu, je sais pourtant qu’il ne faut pas car je perd de l’énergie pour rien.
Au bout de 4km, je comprends enfin que je suis quelques longueurs derrière le ballon de 3h15, et donc pris dans la foule des coureurs calés sur cet objectif.
Je décide alors d’accélérer franchement sur quelques hectomètres quitte à y laisser quelques forces, et une fois dépassé les ballons en question, ça va de suite mieux, je peu enfin prendre mon rythme de croisière.
Au 6ème kilomètre, c’est le ravito de la Bastille. Je vais d’abord à celui de gauche: il y a beaucoup de monde; alors je vais à celui de droite mais du coup je fais de la distance pour rien: manque de connaissance de l’épreuve. 
Après la Bastille, la foule de coureurs est moins dense.
Je suis dans un flot homogène et mon allure est de 4’25 » au km sans peine.
Au 10ème, je passe en 45’20 (le petit retard que j’ai sur mon plan de route est du aux premiers kilomètres)
du 10ème au 15ème, c’est que du plaisir: je cours sans difficulté à l’allure que je me suis fixé et je profite du paysage (parc et château de Vincennes) 
Au 15ème, je passe en 1h07’45: le chrono est conforme et les sensations sont bonnes.
Je n’oublie pas de m’alimenter et de boire à chaque ravito. 
Au 18ème, on reviens dans Paris et je commence à sentir quelque lassitude.
Au ravitaillement du 20ème, j’avale sans envie le gel qui me sert d’apport énergétique et je sens qu’il a du mal à filer; je ralentis le temps de boire. 
Au semi, mon rythme a un peu baissé et j’appréhende un peu la suite…
Au 25ème, on aborde les quais et ça devient difficile tant physiquement que moralement.
J’ai en tête les conseils de Pierre: "tu verras, c’est dur sur les quais, mais dis toi bien que tout le monde en ch…. "
Je me rappelle aussi qu’au marathon de Lyon, cela avait déjà été dur vers le 25ème, même si j’étais parti bien plus lentement.
Les passages souterrains sont assez désagréables et les petites côtes pour "remonter à la surface" sont fatigantes: je les aborde en levant le pied.
Je me sens de plus en plus barbouillé, mais je persévère en prenant mes gels, car je ne veux pas manquer de carburant sur la fin.
Au 30ème, vers le Trocadéro, je guette le bas-côté droit espérant que Nathalie et Lily aient pu finalement venir m’encourager, en vain… 
Malgré tout, et grace à un petit "renvoi" salutaire, je trouve un regain de forme.
Du 30ème au 34ème, je me sens bien et un moral d’enfer (encore comme à Lyon!). je sais que je suis toujours sur un rythme qui me permettrait de terminer entre 3h10′ et 3h15′.
Je commence à dépasser des coureurs qui marchent, et c’est sans doute égoiste, mais c’est rassurant de voir qu’il y en qui sont plus mal que soi.
Au 35ème, ça devient vraiment dur, les jambes sont lourdes, je commence à avoir mal au sommet des cuisses.
A partir du 35ème je faiblis, mais après le 39ème, je faiblis énormément et il y a plus de coureurs qui me dépassent que l’inverse.
Au 40ème, les ballons de 3h15′ me doublent et rien à faire, je suis incapable de les accrocher.
Malgré tout, les hectomètres défilent et l’arrivée se profile.
Je trouve la force d’accélérer pour terminer avec une allure correcte (qui fait illusion!) dans un temps de 3h17’26".
Même si c’est dommage d’avoir lâché sur la fin, je reste très satisfait de ma course que j’estime avoir bien géré.
Je fais la queue pour les kinés et même si l’attente est longue, le résultat est très bénéfique.
La preuve, je peux encore trottiner pour aller ensuite récupérer mes affaires au vestiaire.
Sur mon portable, j’ai un message de Nath qui me dit qu’elle est présente sur l’aire d’arrivée.
Je prend une banane sur le ravito d’arrivée mais sans grosse envie (je suis toujours barbouillé) alors que d’habitude je dévore après une course.
Je retrouve Nath sur les Champs-Elysées et nous descendons ensemble une partie de cette avenue mythique, avant de rentrer nous occuper de notre fille…
 

Catégories :Course à pied