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Tour du plateau d’Emparis (La Grave) – 23 août 2009

Un mois et demi après le trail du Cousson, je suis super content de retrouver l’ambiance course et tout guilleret à la perspective d’une bonne journée en famille et amis. 

Mon ami Pierre a décidé de m’accompagner et d’aller courir au Chazelet lui aussi, avec l’objectif d’une sortie longue, sans ambition particulière. 

En plus, je vais retrouver là-bas mon copain d’armée Daniel et son frère Claude qui sont en vacances à Valloire. D’habitude je vais faire avec eux le semi de Cannes. Cette année, c’est moi qui jouerait à domicile ou presque. 

Presque, car il y a quand même 2 heures de route depuis Gap, et j’ai sous-estimé le trajet. 

Ce qui fait que pour se rendre à la course, Pierrot et moi-même sommes un peu stressés dans le col du Lautaret car l’heure du départ approche et on n’est pas encore sur site. 

(Il est vrai que j’aime bien arriver ¾ d’heure avant le départ, petite habitude pour être plus relax). 

On arrive quand même peu après 10h, ce qui nous laisse quand même le temps de retirer les dossard, de s’habiller, de s’échauffer un minimum (de toute façon, c’est pas la peine de trop lâcher de l’énergie vu le programme de la matinée), et de taper la discute avec les frangins Cannois. 

Pas un nuage à l’horizon, et le site du Chazelet est splendide. 

Quoi qu’il en soit, on va s’élancer pour une superbe rando… 

 

  

A 10h30, le départ est donné.

On attaque par une descente bien raide sur quelques hectomètres. Je préfère y aller mollo et faire de petites foulées souples pour pas me « casser » les muscles prématurément.

Puis on enchaîne avec la montée dans le vallon qui nous conduit aux Rivets puis à la Grande Buffe.

J’ai bien étudié le profil et je sais qu’il y a sept kilomètres de montée peu pentue, puis un gros coup de c.. de 2 kilomètres avant le plateau d’Emparis, et enfin une deuxième difficulté moins importante jusqu’au col du Souchet avant la descente vers le Chazelet.

Je prends progressivement mon rythme dans cette montée préliminaire.  Je reprends régulièrement des coureurs et je remonte petit à petit dans le classement …

Alain Trussard me dépasse et je ne cherche pas à le suivre, le pourrais-je en fait ?

Il finira 5ème, en 1h46’56’’

Peu après les Rivets, on aperçoit bien la piste à parcourir, et je peux compter le nombre de coureurs qui me précèdent.

J’en dénombre 12 : ça va, je suis bien placé…

J’arrivé à ramarrer un groupe de 4 peu avant le premier ravitaillement.

Au niveau du ravitaillement, je comprends que le 11km est parti en même temps que nous quand je vois un coureur qui bifurque sur la gauche. J’ai pensé un instant qu’il voulait se rafraîchir dans le torrent, avant de réaliser qu’il est parti sur le 11.

Ils sont 2 dans ce cas avant moi, ce qui fait que je dois être 11ème. 

 

  

Je fais un bout de route avec un coureur et on s’échange quelques banalités comme quoi il fait chaud (mais bon, il fait vraiment chaud dans ce vallon, et quand on est en plein effort la conversation est limitée !). 

On arrive à proximité de la grosse montée, et je commence à la languir, car je sais que je vais marcher et récupérer un peu. 

Même si je faiblis un peu, je lâche mon compagnon de route. 

Il finira 17ème, en 2h00’37’’ 

Dans la fameuse côte, je marche comme prévu. 

J’observe les concurrents qui me précèdent : ils trottinent tous ! 

C’est pas grave, je marche d’un bon pas et ça ira bien comme ça. 

Derrière, 2 coureurs reviennent petit à petit sur moi. 

J’essaye de conserver un bon rythme de marche pour retarder au maximum la jonction. 

Un des coureurs me rattrape peu avant le replat, et je m’accroche à lui (au sens figuré), ce qui fait que l’on attaque ensemble le plateau  (magnifique ce plateau d’Emparis!). 

J’ai reconnu ce très bon coureur de Barcelonnette qui m’avoue être émoussé par une grosse rando la veille. 

Quoi qu’il en soit, je suis bien content de courir sur le plateau en sa compagnie, et en se relayant, on maintiens une belle allure (on boucle le 11ème km en 4 minutes environ). 

A partir du deuxième ravito sur le plateau, il montre des signes de faiblesse et vers le poulailler (!), il est finalement décramponné. 

Il finira 11ème, en 1h52’51’’

Je ne suis pas longtemps seul puisque un jeune coureur me rejoins dès le début de l’ascension du col du Souchet, difficulté qui s’avère plus facile que prévue (je n’ai sans doute pas assez bien étudié le profil). 

Cela me surprend de le voir revenir, car j’ai pas l’impression de ramer. 

Il court quasiment tout le long mais faiblit sur la fin, et j’arrive à déboucher devant lui au col, en alternant marche et course. 

Le troisième ravito est plus copieux que les précédents et je bénis la présence de pâtes de fruits. 

J’en gobe une immédiatement et j’en prend 2 dans la main pour me tenir compagnie pour la descente. 

Sans perdre de temps, je m’engage dans la descente. 

Elle s’avère bien roulante, avec pile poil la pente comme je l’aime. 

J’ai encore de bonnes jambes et je me dis: « allez fais toi plaisir, lâche tout ». 

J’essaye alors de descendre le plus vite qu’il m’est techniquement possible, sans arrière pensée… 

Je traverse un troupeau de supportrices de race bovine… 

De paisibles randonneurs m’encouragent. Ils ne doivent pas être très loin de penser que nous sommes des fadas ! 

Un petit faux-plat intermédiaire et j’avale mes 2 pâtes de fruits restantes, comme un Pacman et ses Pac-gommes. 

De suite après,  je croque deux fantômes, euh 2 coureurs, plus fatigués ou moins bon descendeurs. 

La deuxième partie en vue du Chazelet est plus raide, mais j’envoie encore la sauce… 

Je rejoins un troisième coureur tout en bas de la descente après avoir fondu sur lui tel un oiseau de proie… 

Je m’enflamme un peu dans ce récit, mais c’est tellement bon ! 

Après la descente, la dernière remontée (courte, mais très raide) vers le centre du village est un supplice. 

J’ai tout donné et les jambes ne répondent plus. 

Je suis obligé de marcher quelques mètres. 

Je vois me dépasser sans coup férir le petit jeune « du col du Souchet » qui a fait une très belle descente lui aussi et qui est plus frais que moi. 

Je me remets à courir pour les cents derniers mètres et peut franchir l’arrivée à une jolie 8ème place en 1h50’37’’ 

J’ai besoin d’une bonne minute pour retrouver mes esprits, mais après ça va, je suis pas trop fatigué. 

NB : c’est vraiment super d’avoir placé le départ/arrivée devant une fontaine ! 

Nath et Lily, mes supportrices, arrivent cinq minutes après. 

Dommage, vous avez encore raté mon arrivée ! 

Pierre termine plutôt frais, à une vingtaine de minutes derrière moi. 

Il a fait une course sage et une descente prudente, n’appréciant pas cet exercice. 

Claude finit bien lui aussi, il a attendu plusieurs fois Daniel, mais ne l’a jamais vu arriver. 

Daniel termine difficilement et longtemps après, en proie à des problèmes digestifs dus aux quartiers d’oranges. 

Heureusement, un coca va pouvoir le remettre sur pied. 

Après l’assiette garnie (sauf pour Daniel !), l’après midi se poursuit paisiblement au Chazelet avec nos familles. 

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Catégories :Course à pied
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