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Trail de Saint-Geniez (04) – 14 km – 26 juin 2011

Après le Gapenville, et 2 semaines mi-figue mi-raisin (fatigue, douleurs résiduelles aux genoux) , j’opte finalement pour un déplacement au trail de Saint-Geniez, mais sans grande conviction.

3 parcours sont proposés : 9, 14 ou 21km.

Je décide de faire le moyen parcours de 14km que je suppose être un bon compromis.

Le déplacement à Saint-Geniez me permet de découvrir ce « pays » à l’écart des grands axes, avec de beaux paysages sauvages.

Sur place, je retrouve mon copain Daniel, pour qui c’est le premier trail.

Il fait très chaud, c’est l’été qui débute vraiment…

A 9h00, tous les coureurs du 14 km et du 21 km sont massés en plein soleil dans la rue principale du village et attendent le départ qui tarde à venir. La surchauffe nous guette…

Après le traditionnel compte à rebours, les concurrents s’élancent sur une la route pour une descente de quelques hectomètres. Je pars prudemment car je n’ai pas vraiment confiance dans mes genoux (démarrage + descente + bitume = risque).

On retrouve rapidement les chemins, avec un décor somptueux, typique de la Haute-Provence.

Je contemple au mieux le paysage tout en commençant à produire mon effort. Je remonte peu à peu en essayant de ne pas m’enflammer. J’ai de bonnes sensations et pas de douleurs.

Les 4 premiers kilomètres sont sans grande difficulté, avec un parcours néanmoins varié (pâturages, sentiers, pistes).

J’aborde l’unique grosse descente de l’épreuve avec quelques dizaines de mètres de retard sur un petit groupe de 4 coureurs.

La première partie en monotrace très roulant de permet de combler une partie du retard, mais lorsque la pente s’accroît et que le sentier se fait plus technique, je suis obligé d’un peu modérer mes ardeurs.

 

Peu après, je laisse passer un coureur qui descend à tombeau ouvert alors que j’en dépasse un autre plus prudent.

Dans cette longue descente en sous-bois qui finit par me paraître interminable, je peine à conserver un bon rythme. Il faut dire que je manque sérieusement d’entrainement sur ce type de parcours, et puis je n’ai pas la confiance habituelle.

Pourtant, je n’ai pas mal au genoux, bien qu’ils soient particulièrement sollicités. Quelques petites douleurs parfois, lors d’appuis maladroits.

Dans le bas de la descente, il est parfois possible de couper les épingles par des raccourcis : peut-être un manque de lucidité, mais je rate tous ces raccourcis.

Au pied de la descente, un ravito,

et de suite ça remonte, d’abord faiblement sur une large piste forestière.

Les jambes sont très lourdes, les muscles ayant été « cassés » par la longue descente.

J’essaye de temporiser pour retrouver des jambes et me fais rattrapper par le coureur que j’ai dépassé dans la descente. Il porte un dossard rouge du 21km.

Je réalise que je n’ai pas connaissance de ma position, mais je suppose être dans les 5 ou 6 premiers.

Nous progressons ensemble sur la piste avant d’aborder le sentier monotrace qui va nous permettre de remonter sur le plateau de Saint-Geniez.

Sur ce sentier qui devient de plus en plus raide, je marche beaucoup, fidèle à mes habitudes.

Par contre, les jambes sont toujours aussi lourdes et je manque de jus. Je subis le parcours et cela m’inquiète un peu.

J’ai toujours le concurrent du 21km à quelques mètres devant moi et nous revenons sur un autre coureur. Personne derrière, peut-être que je m’inquiète pour rien.

Lorsque nous quittons le secteur boisé, la chaleur nous accable, et le sentier se fait très raide. Il devient impossible de courir.

J’aperçois 2 coureurs du 21km qui reviennent de l’arrière. Sur ce sentier rocailleux, j’ai vraiment du mal à marcher avec un rythme correct, et je vois passer ces 2 coureurs.

Un autre coureur m’a aussi rattrapé, engagé lui sur le 14 km, ce qui m’embête un peu.

Sur un replat intermédiaire, je tente de mener l’allure.

Après le ravito en eau à mi-côte, la chaleur est toujours aussi terrible, et sans jus, je laisse filer mon concurrent après quelques mots d’encouragements mutuels.

Même si on fait la course (ce serait hypocrite de le nier), lorsque c’est vraiment dur, il y a une solidarité de circonstance entre les concurrents, qui participe au plaisir et à l’attrait de la discipline…

J’ai vraiment le moral dans les chaussettes (Kalenji) et les jambes qui flageolent.

Au passage au pied du rocher de Dromont, le sentier est plus doux et alterne petites côtes et replats.

Normalement, je devrais pouvoir retrouver des sensations sur ce type de profil, mais là non !

Je marche dans les côtes et m’astreins à courir sur les replats, retardant ainsi le retour d’un jeune coureur du 14km.

En contrebas de la chapelle de Dromont , on retrouve une large piste qui grimpe sérieusement.

Sans forces, je capitule et me résous à marcher jusqu’en haut.

J’échange quelques mots avec le jeune, lui donne un peu d’eau, et le laisse filer…

Après le dernier ravito, on atteint enfin le sommet (p***, que ça fait du bien le plat !)

Dès lors, je rentre tranquillement vers le village en footing. De toute façon, je ne suis plus capable de mieux.

A l’arrivée, le public est très enthousiaste, c’est d’ailleurs très agréable, on se prend pour une vedette pendant quelques instants… (pour les moins de 20 ans, vedette peut se traduire par pipol)

 

J’apprends que je suis quand même 4ème du parcours de 14km.

Je réalise alors que j’étais deuxième à mi-parcours, ce qui est une position que je n’ai jamais occupée auparavant. (Restons humble : ce n’est que la course secondaire d’un petit trail d’un département rural…)

Pas de regret, car je n’avais pas les jambes pour maintenir cette place (avec plus d’entrainement, cela aurait été largement faisable).

J’attends ensuite l’arrivée de mes amis engagés sur le 14 et le 21, en essayant de me tenir à l’ombre…

L’ambiance est très sympathique, genre fête de village, et les bénévoles très chaleureux.

La fin de matinée est donc très agréable.

Bilan de l’expérience : le trail c’est très ludique avec une bonne condition, cela devient très éprouvant sans…

Du coup, j’abandonne toute vélléité de participer au Mini-Champsaur le dimanche suivant, faute d’entrainement suffisant pour encaisser 37km et 2200m de dénivelé (!)

Point positif, mes genoux ont été très conciliants bien que très sollicités.

NB : le lendemain, énoooormissimes courbatures de partout (quadri, mollets…)

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Catégories :Course à pied
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