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Archive for octobre 2011

Trail du Cousson (Digne) 18 km – 16 Octobre 2011

19 octobre 2011 1 commentaire

Après avoir finalement bien digéré le Gapen’cîmes, m’est venue l’envie de me faire un autre trail, avant que la saison ne se termine.

Je m’inscris donc au trail du Cousson (10, 18 ou 44 ?… 18km suffiront), ou je retrouverai mon copain Daniel, de Digne.

J’ai déjà participé à cette course en 2009, sur un parcours un peu plus long car le départ était au centre-ville.

Je connais donc le profil et je sais que c’est un exercice complètement différent du Gapen’cîmes, car les montées sont « courables » à 90%.

Le déplacement est prévu en famille, et le 16 octobre matin, c’est déjà la course pour préparer tout le monde et arriver à Digne dans les temps… 9h25, c’est pas en avance pour un départ à 10h !

Point négatif pour l’organisation : la file d’attente est longue pour retirer le dossard (1 seul guichet pour 200 préinscrits, c’est insuffisant), ce qui fait que Daniel et moi récupérons notre dossard à 9h45, et nous ne sommes pas les derniers ! C’est vraiment « short » pour un départ à 10h !

Le temps de retourner aux voitures et d’effectuer les derniers préparatifs, il est 9h52.

Je « sèche » donc le briefing pour un échauffement malheureusement très réduit et réalisé avec un peu de stress. Dès la fin du briefing, j’arrête l’échauffement et me précipite pour obtenir un bon positionnement sur la ligne de départ. C’est chose faite et le départ est donné à 10h précises, peut-être sans quelques retardataires !

Les premiers kilomètres faiblement vallonnés nous conduisent au pied du ravin de Richelme. Je suis bien placé, aux alentours de la 20ème position, mais les sensations ne sont pas fabuleuses, est-ce le stress du départ ?

On franchit le ruisseau des eaux chaudes et on attaque la première difficulté, une piste forestière pas trop raide. Après une mise en route difficile, je prends peu à peu mon rythme et trouve de bonnes sensations. Mon premier objectif de ne pas marcher sur cette portion est facilement réalisé.

Puis la piste fait place à un sentier monotrace agréable qui serpente dans la forêt à flan du vallon de Richelme. Je suis étonné d’arriver à courir tout le long, calé dans un petit groupe (Il y a 2 ans, j’avais alterné marche et course sur ce passage). Vers le sommet de ce sentier, le groupe se disloque et je prend les devants pour atteindre en solo le premier ravito, aux Hautes-Bâties.

La partie roulante qui suit est très appréciable (j’avais eu la même impression deux ans plus tôt). J’essaye d’imprimer un bon rythme et conserve 2 coureurs en point de mire (à un coup de fusil me dis-je alors qu’une détonation se fait entendre, eh oui c’est la belle saison pour les chasseurs. C’est aussi une belle saison pour les trailers…)

On arrive au fond du vallon de Richelme, particulièrement frais et humide, avant d’aborder la deuxième difficulté. Je temporise un peu, marche quelques instants pour m’alimenter et effectuer cette ascension en alternant marche et course, en essayant de combiner au mieux ces 2 efforts, aidé par mes souvenirs de 2009.

Au Pas d’Entrages, je passe au milieu de signaleurs silencieux, impression bizarre ! On continue ensuite de monter sur une partie en crête avec une belle vue sur Entrages. Cette partie est dure avec des passages assez raides, et j’accuse un peu la fatigue. J’assure quand même un rythme correct, même si derrière ça se rapproche.

Un petit replat de quelques hectomètres et c’est l’ascension finale sur le Cousson, un sentier droit dans la pente, avec des caillasses. La plupart des trailers marchent à cet endroit. Je laisse passer un concurrent jovial qui monte à grandes enjambées et qui me dit que c’est peut-être inutile de me doubler vu qu’il est mauvais descendeur et que le sommet est proche…

En haut, on retrouve un joli plateau de pâturages, très agréable pour courir. Le terrain est souple et régulier et permet d’observer le paysage sans crainte de la chute, et notamment la charmante petite chapelle St Michel perchée sur son éperon rocheux. Une douce euphorie m’envahit, est-ce les endorphines, la beauté du site ou le simple plaisir de l’effort accompli ?

           photo: organisation

Allez, encore 2 petites côtes en marchant pour atteindre le point culminant de la course, ou les encouragements des bénévoles sont ici bien audibles !

1h15 de course, et maintenant 6km de descente… D’abord droit dans la pente, sur un sentier plein de touffes d’herbe. Le coureur qui me précède n’a pas bluffé, il est vraiment pas à l’aise dans la descente. Je le redouble au moment où il glisse et tombe sur les fesses, sans gravité (mais à cause de la gravité !) Un petit mot d’encouragement et je poursuis mon chemin.

On retrouve une portion plate, sur le plateau reliant les 2 sommets du Cousson (une particularité de cette montagne).

Le sentier se rétrécit jusqu’au Pas de Boudillon, ou il faut être prudent au droit d’un précipice. Ensuite c’est très roulant jusqu’au 2ème ravito. D’abord un single ou il est possible d’aller très vite, c’est très grisant mais il faut rester bien concentré. Je rattrape un concurrent (que j’ai quasiment en point de mire depuis le départ !) puis je le dépasse lorsque le chemin s’élargit.

Cette descente est vraiment plaisante, avec quelques points de vue, ou on peut apercevoir Digne (fugitivement, pour ne pas perdre de temps).

Un arrêt éclair au ravito et je plonge dans la deuxième partie de la descente, suivi de près par un coureur qui ne s’est pas arrêté du tout au ravito. Je mène un train d’enfer mais il ne lâche rien. Peu après je reconnais un jeune coureur dont j’ai fait la connaissance au trail de St Geniez, et je lui propose de passer devant, mais il n’est pas décidé. S’ensuivent quelques passages très délicat à négocier car très raides et glissant. Par moments, c’est un peu du surf ! Je suis vraiment à la limite, avec mon jeune poursuivant très proche, qui manque de me heurter à la sortie d’un virage hyper délicat, ou il est obligé de poser sa main dans mon dos pour garder la distance de sécurité. Fini les bêtises, je le laisse passer… et récupère rapidement ma position puisque je double peu après un autre concurrent qui effectue une descente prudente.

L’arrivée est toute proche, j’aperçois mes 3 petites femmes au bord du parcours à l’entrée de l’aire d’arrivée. Un coup d’oeil derrière, le coureur suivant est à plusieurs longueurs. Alors, je prends Cloé dans mes bras et Lily par la main, et j’ai le privilège de franchir la ligne en famille avec mes 2 « poussinettes »…

Je suis pas vraiment fatigué, rien à voir avec le Gapen’cîmes, et très satisfait de ma course.

Finalement, je découvre que je suis classé à la treizième place, 2ème V1, à un bon quart d’heure du premier, mais à plus de 10km/h de moyenne quand même, c’est pas mal du tout.

Une journée heureuse qui se poursuit par un pique-nique avec Daniel et nos familles à proximité du site d’arrivée, rythmé par les arrivées au compte goutte des concurrents du 44km.

          Photo du site de départ/arrivée

Bravo à l’organisation, même perfectible, car la course proposée est vraiment sympa. A noter que le parcours de 2011 est plus attrayant que celui de 2009, car dépouillé de portions routières inutiles.

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Catégories :Course à pied

Trail Gapen’Cîmes 25 km – 2 Octobre 2011

10 octobre 2011 1 commentaire

Quel magnifique trail que ce Gapen’Cîmes !!!

Bon OK, je ne suis pas objectif étant Gapençais de souche, mais quand même !

En tout cas, cette 4ème édition est un nouveau succès avec 1300 coureurs au départ, tous parcours confondus. Une progression importante chaque année, avec une renommée qui dépasse largement les frontières du département.

A 9h, nous sommes environ 615 au départ du trail des Crêtes, parcours moyen de 25km et 1500m de dénivelée tout de même !

Je suis super heureux d’être au départ mais mon plaisir n’a d’égal que mon inquiétude…

Petit flash-back nécessaire:

Depuis Juin, douleurs aux genou puis au tendon d’Achille gauche m’ont contraint à un break (voir épisodes précédents).

Fin août, je reprends l’entrainement dans l’espoir de faire une préparation a minima pour m’aligner sur ce Gapen’Cîmes, sur lequel je suis inscrit dans le cadre du challenge national de trail ASCEE (association sportive de l’Equipement)

Le temps presse, et je fais quelques sorties en augmentant progressivement le kilométrage : 3 km, 6 km, 9km, 12km et 16km peu vallonnés, puis reviennent les douleurs au talon.

Un peu de vélo, une rando au Pic de Bure, une dernière sortie pépère de 7km avec douleurs et me voilà au départ, avec un entrainement très réduit et des maux de talon quotidiens, rien de bien optimiste…

La veille, je me dis que je suis « calu » (sic) de me lancer sur cette course dans cet état.

Je prends donc le départ de ce trail sans savoir si je vais pouvoir boucler l’épreuve…

A 9h, le peloton s’élance pour un tour du Lac de Charance. Je suis bien placé, donc pas trop gêné.

Je prends mon rythme en écoutant mes sensations, plutôt bonnes. Je suis calé dans un groupe ou j’ai repéré des coureurs de mon niveau. C’est important d’être dans le bon tempo pour les premiers kilomètres.

Le tour du lac est bouclé avec un passage à proximité de la montgolfière  pour un cliché sympa.

                                                       Photo: organisation

Puis on monte par paliers pour rejoindre le Canal de Gap. Sur le bord du canal, je déroule et je commence à sentir des tiraillements croissants dans le talon  (au bout de 4 km, comme à l’entrainement) : c’est pas bon signe !

La première côte bien raide me rassure quelque peu car la douleur disparait à la marche.

Dans la portion roulante qui nous conduit à proximité de la chapelle de Sauveterre, les douleurs reviennent un peu, mais ne m’empêchent pas d’imprimer une bonne cadence.

Cette première partie du parcours est plaisante, même si le paysage n’est pas exceptionnel. Elle a le mérite de permettre une mise en route progressive.

A proximité de la chapelle de Sauveterre, les difficultés commencent :

D’abord une petite piste bien raide (la côte Trussard !) ou je marche alors que quelques trailers courent tout de même, mais sans grande efficacité.

Je constate avec satisfaction que je n’ai aucune douleur dans la montée, ça tombe bien, c’est le menu des kilomètres à venir.

Dès lors, j’oublie peu à peu mes inquiétudes pour ne penser qu’à la course.

Au dessus de la ferme des Rougiers, débute l’ascension du Cuchon, par un sentier droit dans la pente, ou il faut quelquefois mettre les mains.

La marche est bien sur obligée. Une lente procession se dessine et l’ascension se fait en silence, chacun économisant son énergie.

On entend seulement les bruits de pierres qui roulent sous nos pas et les respirations parfois bruyantes.

Au fur et à mesure que l’on prend de l’altitude, la vue devient splendide.

Comme on grimpe à la queue leu leu, il n’est pas très facile de prendre le temps de contempler le paysage pourtant magnifique.

           Photo: organisation

J’aperçois quand même la montagne de Céüze, le lac de Pelleautier et Veynes dans notre dos.

A gauche, c’est une vue directe sur le pic de Bure.

L’ascension est longue (environ 800m d’un coup) et mes cuisses commencent à durcir. Je me fais doubler par la deuxième féminine et quelques masculins.

Arrivé sur la crête, je me surprend à bien relancer, preuve que le bonhomme est dans un bon jour.

                                                                  Photo: photoevenement

Cette partie en crête puis la descente vers la Brêche sont bien techniques et décantent la course.

On a plus ou moins le pied montagnard !

Je double mon copain Hervé en lui prédisant qu’il va me rattraper dans les montées à venir.

A la Brêche, les collègues de l’ASCEE 05 m’encouragent, c’est très agréable ! Merci à eux…

Je suis maintenant super optimiste, constatant que mon tendon tient le choc.

Les jambes sont lourdes et dans la montée vers le relais et j’alterne marche et course.

          Photo: Gap Trail Nature (En arrière plan, le Cuchon et le Pic de Charance)

Je fais la descente suivante sur un rythme soutenu, étant conscient d’être un peu faiblard dans les montées.

Au ravito de Guizière, « le plein siouplait », et je mange un peu de salé.

C’est reparti mais doucement : la montée vers Guizière est terrible et me contraint à marcher. Le terrain ne présente aucune difficulté car il s’agit de pâturages, mais le pourcentage est élevé.

Hervé m’a rejoint et me confie que ses jambes sont lourdes. Je lui suggère que tout le monde doit en être au même point à ce stade de la course.

En effet, un petit train de coureurs s’est reformé mais quasi personne ne double.

On aperçoit quelques cadors qui ont abandonné, signe que la bataille a du être rude devant…

Devant nous un cairn semble marquer la fin de l’ascension… alors qu’on est en fait qu’à mi-pente. Ceux qui sont passés par là savent de quoi je parle !

Enfin le sommet se profile…

Une nouvelle descente assez raide et c’est le dernier mamelon, qui a un air de famille avec le précédent.

Il est quand même un peu plus digeste. Je gère la montée en calculant que je serai normalement en dessous des 3h à Charance.

Le passage en crête qui suit est agréable avec une belle vue sur le Champsaur.

Il faut néanmoins être attentif, car avec la fatigue, la chute est facile.

C’est loin d’être fini : la pente s’accentue et on perd de l’altitude très rapidement à travers un pâturage bien raide et plein de mottes qui tue bien les cuisses.

Le retour vers le col de Gleize est peu vallonné, mais j’ai du mal à relancer à cause des montagnes russes précédentes…

Quelques coureurs reviennent sur moi, mais je temporise jusqu’au col.

Une brève halte au ravito de Gleize, et je me lance à corps perdu dans la descente.

Sur la piste forestière en faux-plat descendant, je trouve un bon rythme et reviens sur les coureurs qui m’ont dépassé avant le col.

Cette embellie est de courte durée, car sur le « single » avec des pierriers, je n’ai plus trop de jus.

Le reste de la descente sera assez pénible. Je faiblis de plus en plus et suis contraint de marcher dès que ça remonte un peu.

Heureusement, on a rejoint le parcours du 12 km, et c’est motivant de doubler l’arrière garde du peloton.

La descente n’est pas si aisée, une jeune femme chute sans gravité devant moi.

Enfin, on franchit le canal. Je m’accroche pour terminer en dessous des deux heures trois quart.

Dernier écueil dispensable : un mur terreux glissant ou on s’accroche aux branches.

Retour à Charance, et l’arche d’arrivée me tend les bras.

Je suis exténué mais je lève les bras tellement je suis heureux de terminer cette course après les déconvenues que j’ai connu cet été.

 

J’ai à peine entendu les encouragements de mes petites femmes, qui m’ont vu trop tard pour me signaler leur présence. Pourtant je ne suis pas passé très vite !

Je suis 49ème de la course en 2h45’00, résultat inespéré qui conclut un scénario idéal (j’ai le tiercé dans le désordre, le vainqueur ayant mis 2h00’45!).

Je suis également 3ème du challenge national ASCEE, permettant à l’ASCEE 05 d’être à l’honneur sur le podium, à domicile.

Après m’être requinqué, l’après-midi n’est que plaisir avec la famille et les amis. Une journée qui restera forcément dans ma mémoire…

Bravo aux organisateurs de la course et à ceux du challenge ASCEE pour nous avoir proposé un si joli terrain de jeu.

Catégories :Course à pied