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Archive for juin 2012

Trail de Saint-Geniez (04) 20km 1245 mD – 24 juin 2012

27 juin 2012 1 commentaire

Le dimanche 24 juin, je me rends au départ du trail de Saint Geniez, emmené par mon ami Patrick, un des fers de lance du Gap trail Nature et futur vainqueur de l’épreuve… Comme souvent, ma petite famille me rejoindra plus tard à l’arrivée pour le pique-nique.

La journée s’annonce chaude et sans nuages.

Cette année le parcours du 20km a changé et n’emprunte aucun sentier du 14km de 2011, ce qui fait que cela sera une nouveauté complète pour moi. Tant mieux, j’aime découvrir les difficultés au fur et à mesure.

La plupart vous diront qu’ils préfèrent reconnaître le parcours avant pour une meilleure gestion. Pour ma part, avoir le profil et la carte en tête me suffit… pour la course, je préfère la surprise !

A 9h, je suis en première ligne pour le départ, signe de confiance !? Il est vrai que j’arrive pour une fois sur une course sans réel bobo.

Le départ est donné et j’apprécie de n’avoir personne à dépasser et d’avoir seulement à me concentrer sur mon propre rythme.

Un premier kilomètre plat et roulant, puis on commence à grimper, d’abord dans des prairies ou landes, puis sur une large piste.

J’effectue cette première montée en dedans, au milieu d’un groupe de coureurs, dont je m’extrais sans forcer au sommet de la côte. Les sensations sont plutôt bonnes.

Une nouvelle piste en faux plat descendant (Forest de Rolland) nous amène vers le pas de l’Echelle.

Déjà, la vue est agréable, avec le village de Saint-Geniez en contrebas.

Au Pas de l’Echelle, on attaque une barre rocheuse par le côté.

Cette partie se fait à la marche, même pour l’avant garde de la course que j’aperçois plus haut. Arrivé sur la crête, la course redevient aisée.

Après le premier ravito, une courte descente sur piste permet de se reprendre avant d’entamer l’ascension du Trainon, point culminant et difficulté principale de la course.

L’ascension se fait d’abord sur un single, sinueux et varié, ou il est possible de courir assez souvent. Le terrain est ludique et les passages en balcons avec vue sur le site de Dromont sont vraiment agréables.

Le reste de l’ascension se fait sur la crête, avec une déclivité modérée, qui me permet de courir certains passages.

J’ai des sensations excellentes et la beauté du panorama me procure une certaine exaltation, malgré l’effort.

J’ai dépassé 2 coureurs et je reviens à quelques mètres d’un troisième à l’approche du sommet.

Passé le sommet, la vue vers le nord, face à nous, est splendide avec en toile de fond, les montagnes du Gapençais et le massif des Ecrins plus à l’Est. Le Pic de Bure se démarque par son profil particulier; j’arrive aussi à distinguer Céuze et le pic de Crigne.

La première partie de la descente se fait dans des pâturages, dans un cadre somptueux.

Je préfère rester prudent car l’herbe n’est pas rase, et je me méfie des irrégularités du terrain et des quelques pierres ça et là, qui peuvent être fatales pour mes chevilles. Du coup, je perd le contact visuel avec le coureur que j’ai rattrapé dans la montée.

Un descente raide en sous bois au milieu d’un groupe de randonneurs, un single piégeux et je débouche sur une piste forestière ombragée.

Cette piste présente un profil descendant idéalement adapté au mien (de profil…). Deux options s’offrent à moi : gestion ou attaque.

On est environ au 10ème kilomètre et je décide alors de prendre des risques en me mettant à bloc dans cette descente. Le plus gros du dénivelé est passé et j’ai de bonnes jambes, autant en profiter !

Malgré une vitesse élevée (16, 17 km/h ?), toujours pas de coureur en vue malgré les hectomètres qui défilent dans le bois d’Eygrières.

La descente est vraiment très longue (2 ou 3 kilomètres ?) et enfin, j’aperçois 2 coureurs au bout d’une ligne droite. Cela me rassure un peu.

Un carrefour de chemins forestiers et c ‘est la bifurcation des 2 parcours (20km/14km) qui marque également le début de la remontée dans le bois de Clamoussier.

Logiquement, mes jambes sont lourdes après le gros effort auquel je les ai soumises.

J’aborde donc cette côte tranquillement et je m’alimente un peu avant de prendre peu à peu mon rythme.

La montée se fait sur une large piste forestière avec une pente régulière et modérée, ou il faut courir…

Au hasard d’un lacet, j’aperçois en contrebas et encourage Éric, un copain du Gap Trail Nature, qui a l’air de bien grimper.

Cette piste en lacets se révèle interminable. Je m’attends à être rejoint par Éric et me retourne plusieurs fois, mais non, j’aborde finalement seul le troisième ravito qui marque la fin de la montée.

Après avoir pris une poignée d’abricots secs, je repars et peux un peu récupérer sur la crête de la barre rocheuse déjà empruntée à l’aller, mais dans l’autre sens.

Retour au Pas de l’Echelle et, contrairement aux coureurs du 14km que l’on croise, il nous faut poursuivre versant nord de la barre des Gourras sur une nouvelle piste forestière en faux plat montant.

Je commence à accuser le coup et vois revenir Éric dans la dernière difficulté, une pente herbeuse qui nous conduit sur la crête de la barre des Gourras.

La présence d’Eric me motive pour boucler cette dernière côte, et j’espère pouvoir terminer avec lui.

Au sommet, c’est directement la descente, bien technique au début, et je suis contraint de laisser filer Éric car il est bien plus à l’aise et sans doute moins émoussé.

Le dernier kilomètre est sans difficulté et après avoir vainement tenté de rejoindre mon copain de club, je relâche un peu, n’ayant personne à mes trousses.

Je termine finalement 9ème en un peu moins d’1h54, soit une moyenne supérieure à 10km/h, très satisfaisante.

Mes petites femmes ne sont pas là, je suis arrivé en avance et elles sont en retard…

Bravo et merci aux organisateurs, toujours très motivés et accueillants.

De l’avis général, les parcours 2012 sont mieux que les précédents.

A noter que les 10 premiers kilomètres, communs aux 2 parcours, sont vraiment supers. Le reste est un peu plus banal, car avec moins de panorama.

J’ai vraiment envie de revenir l’année prochaine… sur le 20 ou le 14, qui à la réflexion, me conviendrait parfaitement.

Le site du trail vu du sud : le village de Saint-Geniez en bas au centre, la barre de Gourras à gauche, interrompue par le Pas de l »Echelle, la piste du Forest de Rolland au pied de la barre à droite, et le sommet du Trainon en haut à droite.

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Catégories :Course à pied

Trail de la Marquise (Sisteron) 27km 1800 mD – 3 juin 2012

Après m’être à nouveau bloqué le dos et avoir connu encore quelques soucis de genoux, j’ai fait l’impasse sur le championnat de France de course en montagne, pourtant à domicile.

Je n’ai pas regretté car j’ai vraiment apprécié d’être spectateur et de voir les cracks s’affronter dans le massif de Charance.

Fin mai, j’ai pu effectuer une préparation minimaliste me permettant de me lancer sur le trail de la Marquise à Sisteron. 

Cette course de 28km et 1800m D+ semble assez dure, avec un profil en dent de scie et 4 principales difficultés au programme.

Vu le manque de foncier, l’objectif sera de terminer et de se faire plaisir, dans un cadre magnifique de paysage de Haute-Provence.

Le dimanche 3 juin matin, je me rends à Sisteron, alors que ma petite famille me rejoindra plus tard à l’arrivée pour le pique-nique.

Petite promotion pour le trail de Châteauvieux (plaquettes et affiches) puis c’est l’échauffement collectif avec quelques Gapençais retrouvés sur place.

Échauffement très léger car c’est pas le moment de griller des cartouches alors que le menu de la matinée s’annonce copieux.

Le début de matinée est très chaud et le peu d’effort nous tire déjà les gouttes de sueur.

A 9h, après un briefing chaotique pour cause de micro défaillant, c’est le départ.

J’y vais mollo dans la première montée vers le haut de la ville, et prends progressivement un rythme un peu plus soutenu au retour vers la citadelle.

Un passage près du site du départ, et c’est la première ascension dans le bois du Molard, sujet à divers jeux de mots parmi les coureurs.

La montée se fait en lacets au milieu des pins, et il est possible de courir tout le long.

La fin étant un peu plus raide, je préfère marcher à grande enjambées pour éviter de me mettre dans le rouge.

Un premier ravitaillement, et on attaque la longue partie en crête. La séparation 27km/11km est bientôt là, et la densité de coureurs devient beaucoup plus réduite.

Je hausse un peu le rythme, ayant de bonnes sensations.

Je dépasse 2 ou 3 coureurs en autant de kilomètres et me retrouve un peu isolé.

Cette partie en crête, qui alterne les faux-plats descendants, montants et courtes côtes se révèle très usante, avec un sol terreux ou les rochers affleurent.

Plusieurs fois, je pense passer le sommet et basculer dans la descente, alors que non, il ne s’agit que d’un court répit avant une nouvelle grimpette.

Je constate un manque de jus dans les montées, car à chaque fois, je sens un coureur sur mes basques alors que je reprends le large dès que cela redevient roulant.

Après cette section interminable, la descente est assez raide et pierreuse, alors je reste prudent.

Un signaleur m’annonce 14ème, juste avant que je me fasse irrésistiblement dépasser par un jeune en rouge, très bon descendeur.

Arrivée au 2ème ravito, sur la commune de Bevons : je prends un peu de salé, car il me semble que cela m’est nécessaire sur les longs efforts. Tant pis si ça réveille ma soif !

Une montée sur le bitume puis sur une large piste forestière que je négocie en marchant beaucoup, car je n’ai pas de jus.

La piste forestière redevient plate et j’arrive à bien relancer.

Las, après le franchissement du ruisseau, je suis scotché dans le sentier qui nous conduit au Pas de l’Essaillon, 2ème difficulté du jour, un passage magnifique sous une barre rocheuse.

Un coureur m’a dépassé mais je réussis à accrocher jusqu’au sommet pour basculer avec lui dans la descente.

Après un bref passage technique, il s’agit d’une large piste forestière extrêmement rapide, et j’apprécie d’être accompagné afin de se relayer et maintenir un rythme soutenu.

La mi-course est passée, et nous abordons la troisième difficulté. Je confie à mon compagnon de route que je ne pourrai sans doute pas le suivre dans la montée.

Effectivement, au bout de quelques hectomètres, je décroche et je dois marcher.

Je comprends alors que le retour va être dur et qu’il est illusoire de penser que ce n’est qu’un passage à vide.

Je gère donc les kilomètres qui suivent comme je peux, marchant dès la moindre montée et courant sur le plat.

Vu mon train de joggeur du dimanche, je m’attends à être rejoint, mais non! personne ne revient.

Le paysage est agréable mais j’ai du mal à en profiter car les jambes sont vraiment lourdes.

Dans un raidillon sur des terres noires, je cale littéralement et me fait dépasser par Lionel, du Gap Trail Nature.

Malgré ses encouragements, je ne peux le suivre.

Je m’alimente, je bois (je ne pense pas avoir fait d’erreur d’alimentation), mais le manque de jambes est flagrant.

J’ai du mal à faire abstraction de la dernière côte, présentée comme terrible, et j’envisage de rendre mon dossard au dernier ravito pour regagner directement l’arrivée en la court-circuitant.

Je pense à mes supportrices et j’essaye d’oublier cette idée d’abandon…

Au dernier ravito les bénévoles sont très prévenants (à souligner l’extrême gentillesse de l’ensemble des bénévoles) et je repars avec un moral provisoirement regonflé.

Il me semble que le détour effectué avant d’aborder la dernière côte est interminable.

Un beau point de vue sur la vallée du Buech, une petite côte, tout cela parcouru en alternant course et marche (même sur le plat !) et derrière, toujours personne en vue !

Ça y est, j’arrive au pied de la dernière côte, une montée droit dans la pente sur la tranchée d’un gazoduc.

Les jambes deviennent vraiment très raides, et là, il n’est plus envisageable de courir !

J’aperçois plus haut 3 coureurs éparpillés dans la montée et leur posture en dit long sur la raideur de la pente.

J’essaye de monter tant bien que mal : tous les 10 pas environ, je m’arrête et me repose quelques secondes (ce n’est plus de la course et ce n’est même plus de la marche, je vais finir par ramper !)

Des pancartes hectométriques ponctuent l’ascension. Il doit me falloir 5 minutes entre chaque !

J’aperçois en contrebas une file de poursuivants emmenés par la première féminine. J’ai encore une bonne marge d’avance que je peux gérer. De toute façon, je suis planté et je monte péniblement, perdant même l’équilibre l’espace d’un instant, et me rattrapant en faisant quelques pas en arrière !

A 20m du sommet, je dois encore marquer une pause et les deux charmantes bénévoles que j’aperçois au dessus de moi me font signe et me crient : hou hou, c’est ici !

OK OK j’arrive, mais pas tout de suite !

Je maudis les organisateurs de nous infliger pareille souffrance !

Enfin le sommet est là, et il ne reste plus qu’environ 3 kilomètres de crête et de descente, sans difficulté.

Le calvaire touche à sa fin.

Je n’arrive même plus à savourer cette dernière descente, pourtant très rapide comme je les aime.

Un bénévole me dis : « plus que 2 kilomètres »

Plusieurs hectomètres plus loin, un bénévole me dis : « plus que 2 kilomètres »

J’ai l’impression de cauchemarder…

Enfin retour sur le bitume, et j’aperçois mes 3 petites femmes postées sur le bord de la route.

Les 2 plus grandes m’encouragent alors que la plus petite me dis « pourquoi t’es pas habillé en rouge papa ? » Ah, les filles et leur passion des fringues…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est l’arrivée et fin de l’épreuve, chaise et ravitaillement sont les bienvenus.

Bilan, 17ème en 3h10, c’est pas scandaleux vu que j’étais à la ramasse les 2/3 du parcours.

Mais il va me falloir un peu plus d’entrainement si je veux faire le Trail Champsaurin.

Depuis 9h, le temps s’est progressivement rafraichi et les nuages d’orages se pointent.

Du coup le pique nique familial sera vite expédié.

Bravo à l’organisation, tout était super… sauf la dernière montée, dispensable à mon goût.

Je reviendrai peut-être l’année prochaine… si je suis bien entrainé, car ce trail est très exigeant.

Catégories :Course à pied