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Trail de Saint-Geniez (04) 20km 1245 mD – 24 juin 2012

Le dimanche 24 juin, je me rends au départ du trail de Saint Geniez, emmené par mon ami Patrick, un des fers de lance du Gap trail Nature et futur vainqueur de l’épreuve… Comme souvent, ma petite famille me rejoindra plus tard à l’arrivée pour le pique-nique.

La journée s’annonce chaude et sans nuages.

Cette année le parcours du 20km a changé et n’emprunte aucun sentier du 14km de 2011, ce qui fait que cela sera une nouveauté complète pour moi. Tant mieux, j’aime découvrir les difficultés au fur et à mesure.

La plupart vous diront qu’ils préfèrent reconnaître le parcours avant pour une meilleure gestion. Pour ma part, avoir le profil et la carte en tête me suffit… pour la course, je préfère la surprise !

A 9h, je suis en première ligne pour le départ, signe de confiance !? Il est vrai que j’arrive pour une fois sur une course sans réel bobo.

Le départ est donné et j’apprécie de n’avoir personne à dépasser et d’avoir seulement à me concentrer sur mon propre rythme.

Un premier kilomètre plat et roulant, puis on commence à grimper, d’abord dans des prairies ou landes, puis sur une large piste.

J’effectue cette première montée en dedans, au milieu d’un groupe de coureurs, dont je m’extrais sans forcer au sommet de la côte. Les sensations sont plutôt bonnes.

Une nouvelle piste en faux plat descendant (Forest de Rolland) nous amène vers le pas de l’Echelle.

Déjà, la vue est agréable, avec le village de Saint-Geniez en contrebas.

Au Pas de l’Echelle, on attaque une barre rocheuse par le côté.

Cette partie se fait à la marche, même pour l’avant garde de la course que j’aperçois plus haut. Arrivé sur la crête, la course redevient aisée.

Après le premier ravito, une courte descente sur piste permet de se reprendre avant d’entamer l’ascension du Trainon, point culminant et difficulté principale de la course.

L’ascension se fait d’abord sur un single, sinueux et varié, ou il est possible de courir assez souvent. Le terrain est ludique et les passages en balcons avec vue sur le site de Dromont sont vraiment agréables.

Le reste de l’ascension se fait sur la crête, avec une déclivité modérée, qui me permet de courir certains passages.

J’ai des sensations excellentes et la beauté du panorama me procure une certaine exaltation, malgré l’effort.

J’ai dépassé 2 coureurs et je reviens à quelques mètres d’un troisième à l’approche du sommet.

Passé le sommet, la vue vers le nord, face à nous, est splendide avec en toile de fond, les montagnes du Gapençais et le massif des Ecrins plus à l’Est. Le Pic de Bure se démarque par son profil particulier; j’arrive aussi à distinguer Céuze et le pic de Crigne.

La première partie de la descente se fait dans des pâturages, dans un cadre somptueux.

Je préfère rester prudent car l’herbe n’est pas rase, et je me méfie des irrégularités du terrain et des quelques pierres ça et là, qui peuvent être fatales pour mes chevilles. Du coup, je perd le contact visuel avec le coureur que j’ai rattrapé dans la montée.

Un descente raide en sous bois au milieu d’un groupe de randonneurs, un single piégeux et je débouche sur une piste forestière ombragée.

Cette piste présente un profil descendant idéalement adapté au mien (de profil…). Deux options s’offrent à moi : gestion ou attaque.

On est environ au 10ème kilomètre et je décide alors de prendre des risques en me mettant à bloc dans cette descente. Le plus gros du dénivelé est passé et j’ai de bonnes jambes, autant en profiter !

Malgré une vitesse élevée (16, 17 km/h ?), toujours pas de coureur en vue malgré les hectomètres qui défilent dans le bois d’Eygrières.

La descente est vraiment très longue (2 ou 3 kilomètres ?) et enfin, j’aperçois 2 coureurs au bout d’une ligne droite. Cela me rassure un peu.

Un carrefour de chemins forestiers et c ‘est la bifurcation des 2 parcours (20km/14km) qui marque également le début de la remontée dans le bois de Clamoussier.

Logiquement, mes jambes sont lourdes après le gros effort auquel je les ai soumises.

J’aborde donc cette côte tranquillement et je m’alimente un peu avant de prendre peu à peu mon rythme.

La montée se fait sur une large piste forestière avec une pente régulière et modérée, ou il faut courir…

Au hasard d’un lacet, j’aperçois en contrebas et encourage Éric, un copain du Gap Trail Nature, qui a l’air de bien grimper.

Cette piste en lacets se révèle interminable. Je m’attends à être rejoint par Éric et me retourne plusieurs fois, mais non, j’aborde finalement seul le troisième ravito qui marque la fin de la montée.

Après avoir pris une poignée d’abricots secs, je repars et peux un peu récupérer sur la crête de la barre rocheuse déjà empruntée à l’aller, mais dans l’autre sens.

Retour au Pas de l’Echelle et, contrairement aux coureurs du 14km que l’on croise, il nous faut poursuivre versant nord de la barre des Gourras sur une nouvelle piste forestière en faux plat montant.

Je commence à accuser le coup et vois revenir Éric dans la dernière difficulté, une pente herbeuse qui nous conduit sur la crête de la barre des Gourras.

La présence d’Eric me motive pour boucler cette dernière côte, et j’espère pouvoir terminer avec lui.

Au sommet, c’est directement la descente, bien technique au début, et je suis contraint de laisser filer Éric car il est bien plus à l’aise et sans doute moins émoussé.

Le dernier kilomètre est sans difficulté et après avoir vainement tenté de rejoindre mon copain de club, je relâche un peu, n’ayant personne à mes trousses.

Je termine finalement 9ème en un peu moins d’1h54, soit une moyenne supérieure à 10km/h, très satisfaisante.

Mes petites femmes ne sont pas là, je suis arrivé en avance et elles sont en retard…

Bravo et merci aux organisateurs, toujours très motivés et accueillants.

De l’avis général, les parcours 2012 sont mieux que les précédents.

A noter que les 10 premiers kilomètres, communs aux 2 parcours, sont vraiment supers. Le reste est un peu plus banal, car avec moins de panorama.

J’ai vraiment envie de revenir l’année prochaine… sur le 20 ou le 14, qui à la réflexion, me conviendrait parfaitement.

Le site du trail vu du sud : le village de Saint-Geniez en bas au centre, la barre de Gourras à gauche, interrompue par le Pas de l »Echelle, la piste du Forest de Rolland au pied de la barre à droite, et le sommet du Trainon en haut à droite.

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Catégories :Course à pied
  1. xiaohe
    27 juin 2012 à 19:23

    video/photos Trail de St Geniez 2012 http://youtu.be/aCTSSicZeRM

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