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Trail du Puy d’Aiglun (04) 15km 900 mD+ – 2 septembre 2012

Deux semaines après le Trail des Balcons de Châteauvieux, la canicule a laissé la place à des températures quasiment hivernales ! Malgré tout, la météo est parfaite pour ce trail d’Aiglun : soleil et fraicheur.

Je reviens volontiers à Aiglun, pour cette course toute jeune, puisqu’il s’agit de la deuxième édition. Elle a succédé à la montée d’Aiglun, un contre-la-montre en côte de 4,2km qui a eu lieu pendant 20 ans jusqu’en 2008.

Arrivé sur place, je tombe sur Gérard, ami Gapençais, le plus rapide coureur sexagénaire que je connaisse : premier constat, c’est un co-voiturage raté !

Ambiance chargée d’émotion à la table d’inscription, ou l’on nous donne une bande de tissu noir à porter en hommage à un coureur Dignois récemment décédé à 36 ans, et très connu localement.

Petit échauffement à plat avec Gérard et retour sur la place d’Aiglun avec une température idéale pour courir.

J’observe le profil de la course, qui comprend 2 difficultés principales avec le sommet de la deuxième situé à peu près à la mi-course. Les distances et dénivelées annoncées sont assez fluctuantes selon les sources.

Le départ est donné à 9 h avec un peloton assez maigre d’une grosse cinquantaine d’unités.

Comme à Chateauvieux, je me mets très vite en action afin d’être bien placé pour la première côte qui arrive après 200m seulement.

Difficile de gérer ce début de course en montée avec beaucoup de changements de pente.

Au bout de 500m, je suis 13ème, à la queue le leu des 12 premiers, tout est ouvert !

Au bout de 600m, on s’aperçoit qu’on fait fausse route, et ça devient le bazar.

« les derniers seront les premiers ». Jésus avait donc raison, bien qu’il ne devait pas penser au trail d’Aiglun lorsqu’il a dit ça.

Tout le monde essaye de rejoindre le « bon » tracé en coupant au mieux à travers la végétation, et le peloton se regroupe dans un sentier monotrace, ou les meilleurs essayent de se frayer un chemin pour remonter vers l’avant de la course.

Cet imprévu génère un peu de stress et incite à un effort un peu trop soutenu.

Petit à petit, la course reprend une physionomie un peu plus habituelle avec des positions qui s’établissent à nouveau.

Une petite descente et un replat avant d’attaquer la deuxième partie de la première difficulté.

Cette montée se fait par paliers avec des changements de pente très fréquents, d’où un effort difficile à gérer surtout quand on ne connaît pas le parcours. Je suis pas au top, mais j’arrive à limiter la casse alors que certains sont au bord de l’explosion…

Plusieurs fois je crois atteindre le sommet, mais non, nouveau raidillon derrière…

Enfin, c’est le premier ravito et on plonge dans une descente rapide mais sur une piste caillouteuse très inégale. Gaffe !

Nous passons à proximité de la chapelle du Vieil Aiglun avec une vue superbe sur cet édifice et son écrin de verdure.

Nouvelle descente, sur bitume cette fois, sur la route de la chapelle, autrefois escaladée lors du contre la montre (souvenirs…).

Deuxième ravito, et amorce de la deuxième difficulté, en compagnie de 2 solides coureurs, Olivier et Thierry, suite à un regroupement dans la descente.

La pente s’accroit progressivement d’abord sur un chemin rural, puis dans le lit de galets d’un torrent , puis sur un sentier monotrace.

J’ai de bonnes sensations et nous progressons à un rythme plus que correct.

Dans un sentier en lacets dans le bois, la pente commence à être un peu raide pour moi, je marche en essayant de garder le contact avec mes compagnons de course.

Je lâche progressivement prise, logiquement, car ce sont de meilleurs grimpeurs que moi.

Un peu plus haut, on doit affronter un véritable mur de poudingue, ou l’adhérence est délicate tellement c’est raide !

L’arrivée sur la crête est un peu plus facile, et je parviens à limiter les dégâts en passant le sommet avec une trentaine de secondes de retard sur Thierry.

S’en suit une longue partie plutôt roulante, un single en faux plat descendant sur une crête boisée qui ressemble beaucoup au bois de Cristayes, bien connu des Gapençais.

Ce type de terrain est théoriquement mon point fort, et j’essaye de pousser au maximum, d’autant plus que l’essentiel du dénivelé positif est désormais derrière moi.

J’ai Thierry en visuel par intermittence, mais je constate avec déception que je ne rentre pas !

Il est vrai qu’il avait déjà fait une belle première descente et il remet ça !

La pente s’accentue et la descente se fait très technique, étroite, sinueuse avec des ruptures de profil.

J’essaye de ne pas relâcher mon effort, malgré la fatigue et les risques de chute.

L’exercice est somme toute assez ludique et le décor très agréable.

Au pied de la descente, on quitte le bois et je peux apercevoir que les 3 coureurs qui me précèdent sont groupés à une petite centaine de mètres devant moi.

Cette vision me donne un supplément d’énergie et de motivation au moment d’aborder la dernière petite côte, une montée sur bitume.

Je maintiens mon effort pour dépasser Laurent, trailer de Sisteron, visiblement un peu sec dans cette fin de course.

Je reviens peu à peu sur Olivier et Thierry et entame la dernière descente le couteau entre les dents.

Olivier n’est pas très véloce dans cette descente et je le dépasse sans problème.

Un peu plus loin, je rejoins Thierry qui me laisse mener.

Nous bouclons les 2 derniers kilomètres descendants à belle allure, et même si les jambes commencent à être dures, c’est un véritabe régal !

Après un dernier passage dans un torrent sec, nous rejoignons l’aire de départ arrivée, par un petit sentier sinueux ou je mène un train d’enfer.

Je me laisse déconcentrer et enflammer par les applaudissements des spectateurs, et oublie de jeter un coup d’oeil en arrière.

Par contre, Thierry n’oublie pas de sprinter et me coiffe au poteau !

Je suis un peu vert de m’être fait avoir comme un bleu, mais cela n’enlève rien au bon résultat final.

Le classement m’apprend que je suis 6ème et 4ème V1, à environ 5 minutes du premier.

Grâce au non cumul des récompenses je monterai plus tard de monter sur le podium V1, mon erreur dans le final n’aura donc eu que peu d’incidence.

Une belle course exigeante, dans un décor de collines des alpes du sud, avec des bénévoles sympathiques et un ravitaillement d’arrivée très copieux.

Tout cela ressemble beaucoup à Châteauvieux !

Cette course mérite donc de rencontrer un meilleur succès dans les années à venir.

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Catégories :Course à pied
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