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Archive for février 2013

Snow Trail Ubaye Salomon Saint-Paul-sur-Ubaye – 17 février 2013

19 février 2013 2 commentaires

Dernier volet de ma trilogie sur neige 2013, le Snowtrail de l’Ubaye est aussi l’aboutissement de l’entrainement hivernal.

Après 7 et 14km , c’est maintenant une distance de 22km qu’il va falloir avaler, avec 1000m de dénivelé, du jamais réalisé pour moi.

Cette course se joue à guichets fermés avec 650 coureurs inscrits, et parmi eux, quelques noms prestigieux du trail et d’excellents coureurs régionaux.

Le plateau est donc très relevé (ne pas oublier que dans le nom de la course, il y a Salomon)

Je sais déjà que je n’aurai pas besoin d’attendre la remise des prix.

 

Ce dimanche 17 février, le thermomètre de la Mégane affiche de -6 à -9°C durant le trajet vers le fond de la vallée de l’Ubaye, et le ciel est dégagé.

Avec ma petite femme à côté et l’album mythique « Violator » de Dépèche Mode en bande son, cette journée commence bien, hormis un point dans le dos, souvenir d’un gros déneigement lundi dernier.

 

Pour le départ à 10h30, la température a un peu grimpé, grâce au soleil qui a daigné sortir de derrière les montagnes, mais ça reste frisquet.

J’ai l’intention d’être incisif sur les 5 premiers kilomètres, rapides et peu techniques, et de gérer la montée qui suit, qui se fera de toutes façons à la marche.

 

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On démarre d’entrée par une côte, ni trop raide, ni trop longue, juste histoire d’étirer le peloton et d’accélérer le cœur.

Après une traversée du village de St Paul, la première boucle emprunte une piste damée au Ratrak.

Il faut éviter l’axe de la piste, moins compact, ou la portance est parfois insuffisante.

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Au bout des 2 premiers kilomètres, retour à proximité de l’aire de départ/arrivée et encouragements de Nath.

 

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En fait, je n’ai pas de bonnes sensations et j’ai du laisser filer un petit groupe qui me semblait avoir le bon tempo.

Je me résous à gérer cette première partie sur les pistes de ski de fond, en attendant le début de l’ascension vers le hameau de Fouillouse.

Je perds encore 2 ou 3 positions jusqu’au premier ravito.

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Passé le pont de bois, la montée vers Fouillouse débute.

La piste damée fait place à un single tracé en raquettes. La progression se fait plus difficile et la course devient marche au fur et à mesure que la pente s’accentue.

J’ai pas trop de jus mais ça reste correct.

L’effort est assez intense et même si je ne suis pas très satisfait de mon rythme, un seul traileur me dépasse.

Je suis content de retrouver temporairement le bitume sur la route de Fouillouse, bien que mes crampons/pointes rendent la course pas très agréable.

Je me fais doubler par un nouveau concurrent que j’arrive néanmoins à rejoindre dans la traversée du hameau.

Ce petit replat me fait du bien, mais c’est de courte durée.

La pente s’accroit à nouveau, et cette fois la piste tracée au Ratrak présente une neige un peu molle, ou les appuis sont assez fuyants.

Je dois restreindre un peu mon effort, car je suis dans le rouge.

Je m’alimente et m’hydrate et laisse encore filer 2 ou 3 positions. Le moral en prend un coup…

La première féminine me rejoins et j’arrive à l’accompagner durant la traversée du plateau de Plate Lombarde.

En se relayant, on réussit à trouver la meilleure trace, bien souvent à l’axe de la piste.

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L’érosion des écarts est stoppée et le moral revient, d’autant que le sommet est en vue.

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L’altitude est alors de 2250m et je profite de la vue magnifique du fond du vallon enneigé, avant d’embrayer sur la descente (bienvenue), et c’est une nouvelle course qui commence…

Au ravito, il n’y a que du Red Bull, donc ce sera… Red Bull

Pendant 1 kilomètre encore, je reste en compagnie de Mélanie Rousset,  je suis plus à l’aise lorsque je peux déployer mes grands compas et elle se débrouille mieux dans les pentes raides.

Le profil s’adoucit et je prends définitivement le large.

Même si nous sommes toujours sur une piste damée, les appuis fuyants rendent la descente délicate. Mais petit à petit, je trouve mes marques d’autant que j’ai maintenant récupéré depuis l’ascension.

Red Bull gives me wings, ce qui n’est que justice pour un faucon !

Un concurrent en point de mire, puis d’autres,  j’ai à nouveau de l’appétit !

Je reviens progressivement et double 4 ou 5 coureurs.

Un peu plus loin, nous quittons la piste pour une monotrace « raquette ».

Surpris, je trébuche en mettant un pied hors de la trace, pour un avertissement sans frais.

Un talus très délicat, ou on s’enfonce irrémédiablement et on attaque une descente en lacets dans les mélèzes.

Il est possible de la faire à bloc, mais attention à bien rester sur les cinquante centimètres de largeur de trace, sinon, c’est la chute assurée.

La sensation de vitesse est assez grisante, augmentée par l’adrénaline du risque de gamelle.

J’ai un bon ouvreur devant moi et on gagne encore 3 ou 4 positions.

Retour sur les pistes de ski nordique pour rejoindre l’arrivée, et les jambes commencent à être lourdes.

Je ne peux empêcher le retour de 2 traileurs dans la dernière petite bosse pour terminer finalement 28ème en 2h16′.

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Résultat satisfaisant et conforme à mon objectif de départ (le top 30), mais peut-être un peu de déception quand même, avec le sentiment d’avoir bien plafonné dans les montées.

Malgré cela, le plaisir de la descente restera le souvenir majeur ainsi que les paysages de montagnes enneigées.

Je suis très heureux de la présence réconfortante de Nath à l’arrivée, aux petits soins avec son sportif de mari.

L’organisation est quasiment irréprochable, un grand merci pour le travail effectué.

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Catégories :Course à pied

Trail des neiges du Champsaur Saint-Léger-les-Mélèzes – 2 février 2013

Après Chabanon, on augmente la difficulté avec ce trail du Champsaur de 14km et 600m de dénivelé.

L’originalité de cette course c’est qu’elle se déroule sur neige et en nocturne.

En effet, avec un départ donné à 17h30, la nuit va tomber progressivement sur le parcours.

Pour moi, c’est une grande première, n’ayant jamais couru à la frontale…

En cette fin de journée de samedi, le temps est favorable : il ne fait pas trop froid et le vent puissant de l’après-midi s’est calmé.

Sur la ligne de départ, il y a vraiment du beau monde et quelques noms prestigieux du trail (Delebarre, Le Saux, Giraud-Sauveur…)

Un peu d’impatience parmi les coureurs car il est difficile de garder la chaleur de l’échauffement pendant l’attente.

Au signal de départ, ça part très vite devant alors que perso, je peine un peu à me mettre dans le rythme.

Une première partie avec de la montée par paliers ou je n’ai pas de bonnes sensations.

Une deuxième partie sur la piste forestière de Croix la Vire avec une montée régulière assez costaud : la course se décante et je me fais violence pour ne pas trop me laisser distancer.

Même si la luminosité est encore satisfaisante, j’allume ma frontale pour m’habituer à son utilisation.

Sur la troisième et dernière partie de l’ascension, la pente est plus douce et j’arrive à trouver de meilleures sensations et un rythme qui me permet de stabiliser mon retard à une centaine de mètres du trio qui me précède.

Au sommet (Serre Laguenia), on enchaine directement sur une descente rapide en lacets vers le plateau de Libouse : j’allonge la foulée et opère la jonction sur le trio au terme d’une descente engagée !

Maintenant, il fait vraiment nuit.

Sur la partie Libouse, on est regroupé à 5, ce qui n’est pas de trop pour trouver notre chemin, sur cette portion ou le tracé est peu lisible.

Jusqu’alors le terrain est excellent, avec une neige compacte qui rend bien, mais le dernier tiers de la course est plus délicat : des chemins ruraux avec des plaques de glaces, des portions à travers champ ou la portance est aléatoire…

J’ai pris la tête du petit groupe et j’essaye de lire au mieux le tracé et le sol, en indiquant dès que possible les pièges à mes poursuivants.

Je suis bien aidé par mes crampons, accessoire qui se révèle indispensable pour boucler le parcours en toute sérénité.

Peu après le demi-tour vers Ancelle, je lâche mes poursuivants sans vraiment m’en rendre compte et je termine isolé 13ème en 1h11’11, un temps facile à se rappeler.

Le repas d’après course est vraiment très appréciable et c’est l’occasion pour moi de passer un agréable moment avec mes anciens compagnons du club d’athlé de Gap.

Les plus de la course : l’originalité, le repas d’après course, le prix de l’inscription (15€ pour course, repas, bonnet souvenir et forfait journée de ski alpin, c’est très avantageux !)

Les pistes d’amélioration : le balisage (préférer les fanions rétro-réfléchissants), la remise des prix (ne pas cumuler les récompenses et décliner les différentes catégories vétérans).

En tout cas, bravo à l’organisation qui a réussi à transformer l’essai lors de cette deuxième édition.

Le lendemain, j’ai de grosses courbatures, notamment aux mollets, à cause de cette longue montée ininterrompue et sans doute une mauvaise hydratation (d’habitude je bois lorsque je marche, et là je n’ai pas marché, car la pente n’est jamais assez sévère pour le justifier)

Catégories :Course à pied