Accueil > Course à pied > Trail de la Sainte Baume (La boucle Cugeoise) 23km 1300 mD+ – 10 mars 2013

Trail de la Sainte Baume (La boucle Cugeoise) 23km 1300 mD+ – 10 mars 2013

Cette année, le challenge des trails de Provence a évolué favorablement, avec 2 challenges distincts : trails longs (> 40km) et trails courts (entre 20 et 40km), afin que chacun puisse y trouver son compte.

Je vais essayer de concourir pour le challenge trail court, qui devrait bien me convenir, et donc de participer à 5 ou 6 de ses manches.

Pour cela, je me suis inscrit pour le Trail de la Sainte-Baume version « boucle Cugeoise » soit 23km et 1350mD+, ayant très envie de découvrir les terrains des Bouches du Rhône, que je ne connais pas.

12 jours avant la course, revoilou le mal au genou gauche…

Je me rabats sur le vélo, qui me réussit généralement mieux dans ces cas là, mais ce coup-ci la douleur augmente.

Alors ce sera du repos et je commence à me résoudre à déclarer forfait, quand le vendredi je constate une petite amélioration qui se confirme le samedi.

Je décide alors de tenter le coup et d’effectuer ce déplacement dans le sud en compagnie d’Alain et Patrick, engagés sur la Grande Baume (46km et 2500mD+)

Temps idéal le matin au retrait des dossards, malgré un ciel nuageux, la journée s’annonce sans pluie.

Après avoir laissé partir les « costauds » du long à 8h, le trail court va s’élancer à 9h.

A l’échauffement je suis content de voir Fred, avec qui on avait échangé par blog interposé.

Je sens de temps en temps quelques petites pointes au genou mais c’est correct.

tsb 1

Sur la ligne de départ, je discute avec Fred, l’ambiance est sympa, et je ne m’occupe pas assez de mon placement…

Je suis une nouvelle fois un peu enfermé dans les premiers hectomètres de course et de surcroit je tarde à trouver mon rythme sur cette entame en faux plat dans le village.

Dès qu’on attaque la colline, le sentier se rétrécit et ça bouchonne.

J’accélère sensiblement pour m’extirper progressivement d’un peloton étoffé car il me semble être dans un faux rythme.

Première petite erreur : je dois laisser du jus dans ce début de course mal négocié.

Je remonte dans le classement et retrouve quelques visages connus de mon « groupe de niveau ».

A ce stade de la course, je suis bien mais le rythme est soutenu.

La montée est assez variée en terme de profil et de terrain, et je suis à l’arrière d’un petit groupe avec lequel je fais l’élastique en fonction de la pente.

A mi-hauteur, je ressens le besoin de m’alimenter, mais l’allure est trop rapide pour permettre de manger une pâte de fruit ou une barre (je ne supporte pas bien les gels).

Je guette une portion qui se fait à la marche, mais elle ne vient pas…

Au premier ravito, je décide quand même de prendre le temps de m’alimenter, quitte à laisser filer mes compagnons de route.

La fin de l’ascension est plus raide et doit normalement mieux me convenir, mais j’ai laissé beaucoup de jus dans ces 9 premiers kilomètres montants, et j’accuse le coup.

Dans cette combe (Grand Vallon) qui nous conduit sur la crête, tout le monde marche, mais la plupart conservent un bon rythme, ce qui n’est pas mon cas et je perds au moins 5 ou 6 places.

Je ne m’affole pas car je sais que la montée n’est pas mon point fort et j’essaye de gérer au mieux cette baisse de régime.

En haut de la combe, petite désillusion car il reste encore une belle grimpette pour sortir sur la crête.

Enfin, la pente s’adoucit et je peux me remettre à courir.

Habituellement, je suis bien dans les relances mais là, j’ai du mal, c’est pas bon signe.

Nous sommes maintenant sur la crête de la Sainte-Baume et le terrain est très technique, rocailleux, rocheux, même la végétation gène notre progression dans les enfilades.

Le décor est superbe.

tsb 3

A droite,  j’aperçois la Sainte-Victoire, et à gauche le pourtour Méditerranéen, même si le ciel est nuageux.

Malheureusement, il est quasi impossible de lever la tête avec ce terrain piégeux.

L’idée de m’arrêter traverse mon esprit mais le neurone compétiteur est plus fort que le synapse contemplateur.

Le léger mistral m’embue les yeux.  J’y vois moins bien (comme Biglouche le chat héros du livre d’enfant de Cloé et Lily, mes filles auxquelles je pense à cet instant) et attention aux rochers saillants,  j’ai envie de finir indemne!

Une partie roulante, puis une petite remontée sur le calcaire, une traversée de route, une brève petite côte et j’atteins la première vraie descente, en ayant géré correctement la crête malgré des sensations très moyennes.

Cette descente se révèle très technique, avec des rochers humides donc glissants et des marches à sauter.

Un passage est sécurisé par des cordes.

Je suis très timoré, peu aguerri à ces terrains et déjà émoussé sans doute.

Je perds beaucoup de temps mais je ne suis pas le seul et ça me rassure.

Deuxième ravito au Col de Bertagne, puis une descente rapide dans une « draye », avec des passages boueux, des pierres toujours disponibles pour nous péter une cheville. J’ai pas retrouvé la confiance…

Nous contournons le pic de Bertagne, sommet emblématique de la région et point culminant du département 13 à 1042m d’altitude (ça c’est pour la culture géographique) pour la deuxième difficulté de la journée, mais dont la longueur n’a rien à voir avec la première.

Ce single dans une combe se fait plutôt en marchant, et n’est pas très impressionnant, mais hélas, je suis sec, plus de jus !

Encore une grosse poignée de coureurs me dépassent (résigné, j’ai abandonné l’idée d’en faire le compte).

Au sommet, col du Fauge, on croise les concurrents encore sur l’aller et peut-être déjà les premiers du 46km.

Il reste 8 ou 9 km de descente pour rejoindre Cuges (plus de montée, tant mieux pour moi !).

La descente est assez variée : tantôt technique, tantôt roulante. La concentration doit toujours rester optimale car c’est très rocailleux.

Quelques trailers sont pris de crampes, preuve de la difficulté du parcours.

Je me fais encore dépasser dans les parties particulièrement délicates, sans réussir à accrocher un « lièvre »

Mon genou gauche me fait mal à présent, mais ça reste supportable.

Je me fais doubler par la première féminine dans un de ces petit faux-plats montants qui rythment la descente.

Elle est accompagnée de quelques « masculins ».

C’est fou comme les féminines sont bien souvent entourées. Outre le caractère chevaleresque du trailer, la première féminine est souvent un repère dans la course pour les coureurs de second plan comme moi (si je la compare au drapeau du 3h sur marathon, est-ce machiste ?) En plus, elle a généralement un rythme régulier et une bonne gestion de course.

J’intègre ce groupe, bien content d’avoir de la compagnie.

Troisième ravito, je cafouille un peu et perds le contact avec mon groupe mixte.

La fatigue est maintenant très présente et le cœur n’y est plus vraiment avec cette hémorragie de places perdues.

Je marche même une quinzaine de mètres sur le plat !

Je retrouve un autre coureur pas mieux que moi, avec lequel je vais réussir à rallier l’arrivée, bien aidé par les deux derniers kilomètres bien roulants, hormis le talus sécurisé par une corde, dernier obstacle proposé (imposé !) aux trailers.

Mon résultat est une réelle déception (56ème en 2h37), loin de mon objectif de top 30, mais cela permet de constater que mon volume d’entrainement actuel est insuffisant pour une épreuve physiquement et techniquement exigeante comme le TSB.

J’ai clairement sous-estimé la difficulté et surestimé mes capacités actuelles en ce début de saison, en abordant l’ascension avec un rythme trop soutenu.

C’est instructif et permet de poser des bases pour les courses à venir, les Snow trail n’ayant pas véritablement permis de le faire jusqu’à présent.

En plus, je grappille quelques points pour le Challenge CTP et je vais passer une bonne après-midi à regarder l’arrivée des premiers du grand parcours et à savourer un repas/paella concocté par l’organisation irréprochable du Marseille Trail Club, en débriefant avec les copains.

Une course à refaire, mais correctement armé cette fois.

Bravo aux Hauts-Alpins, présents sur les podiums scratch hommes et femmes des 2 parcours, au milieu de 1000 concurrents sur les 2 épreuves !

crédit photos: Marseille Trail Club

Publicités
Catégories :Course à pied
  1. 14 mars 2013 à 11:45

    Super récit, ce fut manifestement un beau combat contre toi-même !

    10 min de moins et tu étais dans le top 30. C’était réalisable au regard de tes résultats antérieur. D’autant qu’en toute logique notre écart aurait dû être plus important (je pense d’une dizaine de minutes).

    Mais quand la forme n’est pas là, il faut s’incliner et si tout était écrit à l’avance notre sport n’aurait plus d’intérêt. Tu sembles toutefois avoir pris du plaisir à courir en Provence et c’est ça le principal finalement.

    Je te retrouverai très probablement dans le Champsaur ou autour de Gap à l’occasion des magnifiques trails organisés vers chez toi. Mais d’ici là, on devrait se revoir dans le Luberon.

    Si tu as la possibilité l’année prochaine, je te conseille grandement de faire le Trail Sainte Victoire.

  2. 14 mars 2013 à 13:11

    Merci Fred! A bientôt dans le Luberon (pour ma part, je resterai sur le trail court)
    Pour la Sainte Victoire, pourquoi pas? mais 35 km en début de saison c’est beaucoup pour moi… à faire en dedans alors…

  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :