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Trail des Contreforts de Piolit (La Bâtie-Neuve) 17,5km 750 mD+ – 7 avril 2013

Premier trail de l’année sur le « sec » dans les Hautes-Alpes, une distance et un dénivelé abordables, une organisation sympathique du lycée Sévigné, la proximité de la « capitale douce » … bref, plusieurs raisons qui font du trail des contreforts de Piolit un rendez-vous très prisé des traileurs Hauts-Alpins.

Je suis donc très heureux de retrouver plein de copains coureurs et en plus, j’aborde ce trail sereinement, pour une fois que je n’ai mal nulle part !

Même si c’est ma première participation à cette course, j’ai une bonne vision du parcours et de ses difficultés car j’avais effectué la reconnaissance « officielle »  en 2011 et je suis venu faire un footing sur la partie nouvelle dans la semaine.

Ma petite famille m’a accompagné pour ce déplacement d’une quinzaine de kilomètres seulement.

Je représente l’ASCEE 05 en compagnie de Stéphane, ami de longue date…

Le temps frisquet du matin et un léger vent ne sont pas un souci car le soleil est bel et bien présent quand l’heure du départ approche.

Tous les ingrédients sont donc réunis pour passer une bonne journée.

Capture

A 10h, le départ est donné depuis le centre de la Bâtie-Neuve. Je me suis placé idéalement en deuxième ligne, une fois n’est pas coutume. Je peux donc m’élancer sans gêne assez vélocement avec un démarrage sur une courte partie sur bitume et en faux-plat montant.

Au bout de cinq-cent mètres environ, on aborde déjà la première côte qui devrait décanter la course. ça grimpe raide, le terrain est très boueux et de petits ruisseaux sont à franchir. Il est déjà difficile d’échapper aux chaussures mouillées…

Je perds quelques places mais j’ai décidé de lâcher un minimum de forces dans cette première côte. Je garde en point de mire Éric, qui devrait être mon meilleur référentiel sur ce type de parcours.

tlbn 2013

Au sommet, je peux relancer et m’extraire d’un groupe assez étoffé pour tenter la jonction avec Éric.

Je le garde en visuel pendant un long moment mais sans pouvoir recoller, d’autant que je suis limite de me mettre dans le rouge.

Le parcours est régulièrement boueux voire carrément détrempé. Il faut essayer de trouver les appuis les plus surs en évitant les buissons qui bordent les chemins ! Le décor est plaisant avec des chemins sentiers en sous-bois, dans des landes ou dans des prés. Au milieu d’un sentier, un énorme crottin tagué en orange fluo représente un curieux balisage et me déclenche un éclat de rire solitaire…

Peu après la traversée du lotissement des Casses, la deuxième difficulté se dessine et je suis contraint de lever un peu le pied pour éviter l’asphyxie. L’essentiel de l’ascension se fait à la marche et décidément je n’arrive pas à marcher vite, alors que c’est normalement un point fort. Depuis le début de l’année ce manque d’efficacité dans les montées me pénalise et me contrarie. J’en profite pour avaler une pâte de fruit, il faut s’alimenter car le chemin est encore long !

Je laisse définitivement filer Éric, trop fort pour moi aujourd’hui… La fin de l’ascension se fait avec une belle bise glaciale (note de l’auteur: bise = vent du nord pour les autochtones).

Au sommet, on embraye sur une portion à travers les pâturages, assez agréable malgré le vent qui brouille la vision.

Au moment de quitter un petit talweg et amorcer la montée vers Montreviol, je bute sur un fil (de fer barbelé ?) et je lacère une chaussette, évitant la chute de justesse.

J’effectue la montée vers Montreviol et le premier ravito avec Roberto, qui m’a rejoint, en essayant de rester sur un tempo correct, malgré le fort vent de face…

Passé le ravito, il est temps d’aborder la deuxième partie du parcours, une longue traversée en balcons sur les contreforts du Piolit. Sur cette section assez roulante, je trouve un bon rythme, qui me permet de prendre un peu le large sur un groupe de poursuivants qui me talonne depuis quelques kilomètres.

Peu après, on m’annonce 20ème, un classement satisfaisant et motivant pour la suite de la course.

Le parcours est bien agréable malgré les flaques de boues qui gênent la progression.

Je redouble un vétéran qui m’avait dépassé quelques kilomètres plus tôt et j’ai de bonnes sensations au moment de croiser la route du col de Moissières.

Une petite montée d’abord dans l’herbe puis sur bitume et j’aperçois mon fan-club posté au sommet pour des encouragements bienvenus.

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

Je me suis fait rejoindre par un coureur en rouge et nous faisons ensemble la descente suivante, bien raide et cassante. Je l’accompagne encore jusqu’au franchissement du torrent du Sapet, puis je le laisse partir pour récupérer et m’alimenter dans le raidillon des Granes.

Sitôt le replat je peux à nouveau relancer malgré des cuisses qui commencent à durcir.

Deuxième ravito au hameau des Granes, dans une jolie clairière, et c’est la troisième et dernière partie du parcours qui commence, pour la descente et le retour vers la Bâtie-Neuve.

J’effectue cette descente monotrace sans états d’âme, sur un gros rythme, avec le double objectif de me faire plaisir et de recoller au coureur en rouge, ce que je parviens presque à faire.

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

On retraverse le torrent du Sapet pour rejoindre la route du col de Moissières, ou je reçois à nouveau les encouragements de mon fan-club (il faut préciser que je leur ai prévu des emplacements bien spécifiques pour se poster, avec un minimum de trajet en voiture entre chaque). J’entends dans mon dos la petite voix de Cloé : « Allez papaaaa !», c’est super…

Re-re-traversée du torrent sur une mini-passerelle et un faux-plat montant vers le hameau des Carles (faux-plat que je n’avais pas répertorié, qui me casse bien les pattes, et qui me fait perdre du terrain sur mon coureur rouge).

Heureusement, on retrouve très vite une piste large et roulante qui amorce le retour vers le retour vers la Bâtie-Neuve.

La fatigue commence à se faire sentir mais les hectomètres défilent et les places semblent être acquises : traversée du hameau des Césaris, puis franchissement d’un passage à gué (ou je me félicite d’être grand car mes longues guiboles me permettent de sauter l’obstacle sans tremper une fois de plus mes godasses…), un dernier faux-plat pour tester le mental, une section un peu urbaine dans un lotissement neuf, un nouvel encouragement de Nath (sans les filles qui se sont démotivées !), puis un large chemin le long du canal.

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

Un dernier challenge s’offre à moi : rejoindre le coureur qui me précède (un excellent V2), que j’ai peu à peu remonté et qui semble émoussé.

Je relève le défi et opère la jonction au retour sur le bitume. Nous progressons quelques hectomètres ensemble et je me pique au jeu en plaçant une attaque décisive à deux cent mètres de l’arrivée. C’est jouissif de constater que les jambes répondent encore bien malgré l’effort consenti.

Je suis 19ème en 1h33′, c’est très satisfaisant et rassurant pour la suite de la saison, malgré encore et toujours ce manque de pêche dans les montées. Eric est arrivé depuis environ 1 minute, je n’ai donc pas trop lâché sur la fin…

Le reste de la journée est fidèle à mes aspirations, c’est à dire un bon plateau repas concocté par les élèves du lycée Sévigné, pour un pique-nique avec Steph et nos familles. Que du bonheur, augmenté par la satisfaction légitime de l’épreuve bien négociée, avec l’aide des endorphines qui continuent à diffuser dans mon cerveau…

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Catégories :Course à pied
  1. 10 avril 2013 à 21:46

    Hello Thierry,
    Ce format de course te réussi particulièrement bien. Bravo pour ta performance !
    Au regard des photos et de ton récit, tu sembles t’être bien éclaté et bien marré aussi.

    C’est quoi ta prochaine course ?

    • 11 avril 2013 à 12:23

      Salut Fred et merci!
      Je serai normalement au trail des lucioles dans le cadre du challenge des trails de Provence.
      Je suis également inscrit sur les courtes distances des trails du Grand Lubéron, des Ecrins et du Gapencîmes (il faut être prévoyant…) à bientôt

      • 11 avril 2013 à 12:27

        Cool ! On devrait donc se voir prochainement 😉

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