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Défi de la montagne d’Oule (Veynes) – 13 avril 2013

Pour une fois, je fais une entorse (aïe ! un mot que le traileur n’aime pas trop…) à mes habitudes, avec une course à seulement une semaine d’intervalle avec la précédente. Il faut dire que ce défi, auquel j’avais participé à la première édition l’an dernier, n’est pas très traumatisant puisqu’il s’agit d’une montée « sèche », même si le parcours sera cette année encore assez boueux.

Le samedi 13 avril 2013 après midi, c’est un superbe temps beau et chaud (contrepèterie belge) qui nous tient compagnie, le printemps est enfin arrivé ! Comme l’an dernier, nous sommes une grosse soixantaine d’engagés, mais je constate qu’il y a un joli plateau féminin. L’échauffement se fait dans une ambiance assez détendue. Il faut préciser qu’il y a les spécialistes de cet effort si particulier, mais aussi beaucoup de traileurs qui sont plutôt en mode entrainement.

A 16 h départ pour 800m de dénivelé positif vers le sommet qu’on aperçoit, tout là-haut, coiffé d’un manche à air. Cette année, j’ai prévu de partir tranquillement ; ça tombe bien, je me sens mou et peu incisif sur cet entame de course. Au bout du bitume, quelques mètres de sentier avant le franchissement du torrent, pour le seul mètre de dénivelée négative de la course… Serge Garnier, futur vainqueur, me passe déjà, c’est un signe. L’ascension commence vraiment et je me cale dans le sillage de la troisième féminine. Cette portion se fait à la marche et je prends mon rythme, au milieu du peloton.

Au bout d’un kilomètre environ, dès que la pente se radoucit, (oserais-je dire en faux plat montant ?) je déboite et double quelques coureurs dont certains sont déjà asphyxiés. Il ne faut pas s’emballer et me mettre moi-même dans le rouge. Je dépasse la deuxième féminine pour me caler derrière la première, Isabelle Jaussaud.

La pente s’accentue à nouveau et je sais que ce sera maintenant raide jusqu’à l’arrivée.

L’effort est soutenu, et pas du tout ludique.

Dans une posture peu esthétique, les yeux rivés au sol, les mains sur les genoux, on essaye de progresser avec le meilleur rythme possible… Il faut dire que je fais partie de la minorité partie sans bâtons. Toutefois, dès que c’est possible, je m’accroche aux troncs d’arbres pour m’aider des bras. L’ascension se fait en sous-bois, dans les hêtres (du moins ce que mes fragiles connaissances en botanique me laissent à penser) sans aucun panorama ni repère, si ce n’est les 3 ou 4 panneaux qui nous narguent en nous indiquant le dénivelé restant…

Je regarde le chrono pour me donner une idée du chemin parcouru, sur la base d’une quarantaine de minutes d’effort total estimé.

Les positions sont assez figées.

Un coup d’œil en arrière me permet de constater qu’Aline Grimaud revient progressivement sur nous. Chouette, je suis aux premières loges pour observer la bagarre chez les féminines.

Défi Oule 4   C’est officiel, j’ai la grosse tête

Un petit encouragement de Manu et on débouche sur une portion à découvert qui permet d’apercevoir le sommet. Ouille ouille Oule ! il est encore bien au dessus de nous…  2/3 de course sont tout de même déjà accomplis.

Je dépasse Isabelle, qui semble faiblir légèrement, pour prendre le relais, mais aussi laisser les 2 filles s’expliquer car Aline est en train d’opérer la jonction, bien aidée par ses bâtons. En fait elles vont s’encourager mutuellement pour terminer ensemble, bon esprit!

La fin de l’ascension est un peu moins raide et l’effort me parait plus supportable. J’aperçois une énorme fourmilière en bordure du sentier,  mais aucune de ses petites locataires n’esquisse un encouragement.

Avec Daniel que j’ai en point de mire depuis le départ, on revient peu à peu sur 2 concurrents. L’approche du sommet est encore enneigée (le sentier est à l’ubac) et j’ai du mal à trouver de l’adhérence.

Le sommet est maintenant tout proche et je suis presque déçu d’arriver car j’aurais eu encore du jus pour revenir sur les coureurs en visuel. Ça fait quand même du bien de couper son effort, après 39 minutes intenses !

Grâce à Francisco, de l’organisation, qui a monté dans son sac mes T-shirt de rechange et coupe-vent, je peux me changer vite fait bien fait.

Défi Oule 6  La Croûte de l’aile

Nouveauté 2013, on redescend quelques dizaines de mètres en crête vers le Sud-ouest, jusqu’à une clairière ou nous attend le ravito d’arrivée. C’est une bonne idée car ce nouveau site est plus spacieux et mieux abrité du vent. La vue côté Sud est somptueuse et on peux mieux en profiter qu’au sommet.

Côté Nord, je découvre une belle image : le sommet de l’Oule et la procession de coureurs qui redescendent en crête. Sur le coup,  je regrette de ne pas avoir d’appareil photo pour immortaliser la scène. A tout hasard, je signale ce beau cliché potentiel aux bénévoles en charge du ravito.

Défi Oule 1  J’en ai rêvé, Manu l’a fait

Puis c’est la redescente par un sentier versant Ouest, plus agréable que côté Est, et moins boueux car mieux exposé.

Le paradoxe de cette épreuve (et qui fait son charme) c’est que c’est une course dure et violente, un effort un peu « bourrin », mais qu’à la fin, le ravito d’arrivée en altitude et la redescente tranquille en groupe sont très sympas et très conviviaux. On a plus l’impression d’être venu faire un entrainement de groupe qu’une réelle compétition.

Merci à Gérald et son équipe du CA Veynes de nous proposer cette course conviviale et singulière. Les plus assidus courront le lendemain les 10km de la Bombarde, mesuré et qualificatif FFA. Pour ma part, ce sera jardinage (eh oui, le printemps est enfin arrivé, mais ça je l’ai déjà écrit plus haut)

Bilan de ma course : un meilleur niveau que l’année précédente et un effort mieux géré (un gain d’environ 3 minutes, à relativiser car il y avait un tour de stade en moins et un terrain moins boueux). Je suis enfin rassuré sur mon niveau en montée : 17ème juste devant les meilleures féminines, ça me convient bien.

Photos : GHAA Trail Nature

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Catégories :Course à pied
  1. 21 avril 2013 à 23:37

    Super récit. C’est court mais intense, à l’image de ta course.
    Je ne connais pas du tout ce coin. C’est proche de Gap ?

    Je n’ai pas encore fait ce type de format (à part en off) mais ça m’attire bien.

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