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Archive for août 2013

Trail des Balcons de Châteauvieux 18km 850 mD+ – 18 août 2013

27 août 2013 2 commentaires

Organisateur et coureur sur la même course c’est pas de la tarte !

Depuis le mardi, on s’affaire en plein temps pour les préparatifs du 5ème TBC.

Le matin de la course, je renforce le dispositif d’inscription car il y a du boulot : 250 participants, c’est un record et le nombre maximal que l’on a fixé sur le règlement sans trop y croire !

Et bien sur, il y a des coureurs qui arrivent pour s’inscrire après 8h30 (pour un départ à 9h), ce qui fait que je ne suis libéré qu’à 8h50.

Quelques allées et venues dans la traverse du village me serviront d’échauffement. Je n’ai aussi pas le temps de saluer mes amis coureurs venus à Châteauvieux, c’est dommage…

 

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Au départ, je suis bien placé et je prends un départ assez rapide.

La boucle sous le village, descente puis montée sur bitume, est un début de course difficile à gérer, précisément sur le rythme à adopter.

Au retour sur la place, les encouragements des spectateurs sont toujours bien agréables.

L’allure est soutenue, peut-être un peu trop.

Tant pis, de toute façons, j’envisageais plutôt une course d’attaque…

Marc m’annonce 20ème au pied du Serre des Coarps, mais dans l’effort, je n’ai pas vraiment compris si c’est 20 ou 30.

Puis, jusqu’à Ville-Vieille, la descente est roulante et très rapide, pas de temps mort : ça envoie !

Ça n’a rien à voir avec les sorties d’entraînement sur le même site…

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La passerelle marque le début de la côte de Lettret.

Je commence à marcher dès les premiers lacets, il faut se reprendre de ces 3 premiers kilomètres assez violents.

Deux coureurs me passent en trottinant : chacun sa méthode.

Gilbert Manent me dépasse alors que je le croyais devant… Qu’est ce qu’il fait là ? Normalement il devrait déjà être devant moi !

Lorsque le sentier s’élargit et que la pente s’adoucit, je retrouve un bon rythme et repasse un concurrent.

Je reconnais Eric Benayoun juste devant moi : Qu’est ce qu’il fait là ? Normalement il est largement devant moi !

Je zappe le premier ravito, car mon bidon est encore bien rempli.

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Sur le sentier des Yaks, je maintiens un bon tempo mais je sens que je suis à la limite.

A la « Pisserotte », Serge Sanchez me dépasse : Qu’est ce qu’il faisait là derrière moi après 5 kilomètres de course?

Sur la piste des Marinons, j’ai encore quelques coureurs en point de mire, ça va déjà nettement moins vite et j’essaye moi aussi de récupérer car j’ai l’impression de commencer à fatiguer.

Je zappe le deuxième ravito, car mon bidon est encore bien rempli.

J’ai dépassé un petit jeune qui file sur le 8km alors que je mets le clignotant à droite pour le 18km.

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Je marche dans le mur au départ du bois de Cristayes (normal) mais je relance difficilement derrière (moins normal).

Comme l’an passé, je suis seul dans cette partie boisée.

Je passe le sommet en 36’00 soit pile poil le temps référence de l’an dernier.

1ère constatation : je n’ai pas réalisé un premier tiers de course trop rapide, c’est plutôt rassurant.

2ème constatation : j’ai l’impression d’avoir puisé dans mes ressources, plus que l’an dernier, et ça c’est beaucoup moins rassurant…

Allez hop, c’est parti pour environ 3 kilomètres de descente !

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Dans la partie technique de la descente, je dépasse Serge Sanchez.

Il me repasse à mi-parcours et je double un autre concurrent peu après.

Mon frère m’encourage depuis son poste perdu au fond de Cristayes.

J’ai Paul Para-Meyerie en point de mire au moment d’attaquer la remontée.

Au point de contrôle 2, ma maman me signale 14ème et je reçois les encouragements de ma grande Lily.

Un coup d’œil derrière et je vois Sébastien Juvin  Qu’est ce qu’il fait là ? Normalement il est largement devant moi !

Comme prévu, je marche la côte de Cristayes jusqu’au repère habituel et je peux relancer correctement.

Dans le retour vers Bel-air, les sensations sont correctes sans plus mais Sébastien ne m’a pas rejoint donc c’est que j’assure quand même.

Au ravito 3, je remplis mon bidon et repars sans traîner .

J’aperçois Paul à 200m devant moi, ce sera un bon référentiel pour la fin de la course, pour laquelle j’envisage une gestion pépère.

Sur la piste de la table d’orientation, je suis bien et je pense assurer un joli rythme qui conforte ma 14ème place.

A l’épingle du bout, je tourne la tête et aperçois 4 poursuivants à moins de 200m.

Me serais-je quelque peu assoupi ?

Pas le choix, il faut que je profite de la descente pour reprendre le large.

Ce qui fait que je snobe Sandra et Laurence une nouvelle fois au ravito 4 !

En bas de la descente, je suis revenu à quelques encablures de Paul et on s’encourage lorsqu’on se fait face, chacun d’un côté du ravin

Je pensais avoir fait le trou mais mes 4 poursuivants sont bels et bien là !

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Je suis obligé de temporiser à Ville-Vieille pour récupérer.

3 coureurs me dépassent en quelques hectomètres dont Sébastien Juvin : adieu la 14ème place !

Je suis un peu abattu de ne pouvoir accrocher mais je suis cramé.

Dernier combat : résister au retour du 4ème poursuivant, Philippe Defosse, vétéran 1 comme moi.

L’ascension du serre des Coarps est terrible, mais je sais qu’après c’est quasiment terminé.

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Au sommet, Jéjé me propose de l’eau, mais je suis encore en pleine bagarre et je repars aussitôt.

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La descente dans la ravine m’apparaît moins fun que l’an dernier, car plus assez de jambes pour la faire à donf.  Ma connaissance parfaite du terrain me permet quand même de profiter de cette partie technique pour conforter ma 17ème place.

Je termine en 1h39’01’’ sont 46 secondes de mieux qu’en 2012, mais un effort beaucoup plus intense également.

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Je paye sans doute un manque de fraîcheur (Trail Ubaye Salomon le dimanche précédent, préparatifs de la course dans la semaine) et peut-être un départ trop rapide après un échauffement très réduit.

Cette année je ne monterai pas sur le podium mais le niveau est vraiment relevé et j’aurai eu la surprise et la satisfaction de batailler avec des Sanchez, Juvin, Benayoun, sans doute pas au top, mais quand même, ce sont de fréquents vainqueurs de course …

Avec Paul 14ème et Rémi 28ème qui encadrent leur aîné, les Châteauviards réalisent un joli tir groupé.

Merci à tous mes collègues de l’organisation, pour le succès de la course d’une part, et pour mon plaisir perso d’avoir pu participer d’autre part.

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Catégories :Course à pied

Trail Ubaye Salomon 23km 1070m D+ – 11 août 2013

C’est encore une manche du challenge des trails de Provence (je cherche un sixième résultat pour effacer la contre performance du Trail de la Sainte-Baume).

C’est aussi une course inédite pour moi, qui me tente depuis longtemps, avec un parcours qui devrait bien me convenir : une approche roulante sur 6 km, une montée franche et une descente rapide.

Au retrait des dossards, je tombe sur mon ami Fredéric Leblanc qui sera aussi de la partie, et naturellement, nous partons nous échauffer ensemble et reconnaître le début du parcours sur la digue : c’est du routier pendant 2 ou 3 kilomètres, pas trop fait pour nous…

Au départ, je ne suis pas très bien placé, car la rue centrale de Barcelonnette manque d’espace et beaucoup de coureurs ont rejoint la ligne de départ par l’avant, décalant les premiers en place vers l’arrière.

C’est toutefois un départ fictif qui nous attend, le temps de traverser le centre-ville.

J’essaye de revenir vers l’avant mais ce n’est pas si facile car on est plus de 500 et l’allure des lièvres est rapide.

Quand la meute est lâchée, cela ne fait pas de réelle différence…

Nous entamons le long plat sur la digue longeant l’Ubaye et je prends un rythme soutenu qui me permet d’effectuer un rapproché progressif vers l’avant.

Gare à ne pas s’enflammer !

J’aperçois devant moi Laetitia Dardanelli, une copine Gapençaise 2ème du challenge féminin, mais je ne la rejoins qu’après le golf.

Un petit mot d’encouragement et c’est le faux plat vers Uvernet-Fours le long d’un torrent.

Je dépasse la 2ème féminine qui me redoublera à l’entrée du village, en me faisant forte impression, puisqu’elle disparaît très rapidement de mon champ de vision.

En fait, l’entame de l’ascension, avec de gros pourcentages, me donne un petit coup de moins bien, que je trouve logique après ce début de course rapide.

Je perds quelques places, mais j’arrive à accrocher un bon wagon, et petit à petit, je retrouve de bonnes sensations.

Je suis satisfait d’arriver à suivre Cyril Gimenez, un très bon coureur Dignois, dans cette ascension.

Il faut dire qu’elle me convient bien, avec une alternance de côtes sévères et de relances sur un single sinueux et vallonné.

Je gère les montées et relance fortement dès que c’est plat ou en descente.

Les kilomètres défilent et je gagne quelques places avec cette méthode.

Nous sommes en sous-bois et la température est très supportable malgré l’effort intense.

La fatigue musculaire commence à se faire sentir au col de Baume-longe.

Heureusement que la suite de la montée est moins raide et sollicite moins les cuisses.

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Entre Baume-longe et le col de la Cloche, la vue est plus dégagée avec un large panorama vers les gorges du Bachelard, et le parcours est somptueux avec un passage au pied de rochers.

Le profil et le décor sont très variés, puisque nous retrouvons peu après un sous-bois avec une trace étroite au milieu de framboisiers, me semble-t-il.

J’ai un coureur en bleu à mes basques ; on échange quelques mots et il décline ma proposition de passer devant, car il voit bien que je le lâche dans les parties roulantes. En fait, il fait le yoyo depuis un bon moment !

On a rejoint le tracé du 42km, et les trailers du parcours long nous laissent gentiment passer sur une portion faiblement vallonnée.

Ils sont en pleine gestion de leur effort, alors que nous avons fait le plus dur et pouvons nous permettre de lâcher les watts.

Le ravito du Pied du Lan (2070m) marque le début de la longue descente finale de 8km.

C’est là qu’on va voir l’état des guibolles !

Elles ont quelque peu du mal à réagir et malgré moi, je laisse filer Gimenez.

Petit à petit, je prends mes marques dans cette descente et je dépasse 3 hommes et la 2ème féminine, visiblement pas à l’aise lorsque la pente s’accroît.

Vers les Alaris, une piste en faux-plat sur environ un kilomètre me laisse sans jambes (normal après le gros travail musculaire de la descente). Je marche pendant quelques hectomètres, le temps de croquer une pâte de fruits.

Un coureur dépassé juste avant me redouble, mais je prends à nouveau la poudre d’escampette dès que nous retrouvons la descente.

Même si les jambes commencent à être lourdes, je ne vois personne revenir.

À environ 1 kilomètre de l’arrivée, j’ai à nouveau Cyril Gimenez en visuel, mais c’est trop tard et je vais terminer sur ses talons, 28ème en 2h19’.

C’est un excellent résultat vu le niveau de la course et l’objectif est rempli avec de gros points pour le CTP.

Le repas d’arrivée est copieux et bien organisé, et c’est un moment agréable en compagnie de Frédéric et Aude Leblanc.

Catégories :Course à pied