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Trail Ubaye Salomon 23km 1070m D+ – 11 août 2013

C’est encore une manche du challenge des trails de Provence (je cherche un sixième résultat pour effacer la contre performance du Trail de la Sainte-Baume).

C’est aussi une course inédite pour moi, qui me tente depuis longtemps, avec un parcours qui devrait bien me convenir : une approche roulante sur 6 km, une montée franche et une descente rapide.

Au retrait des dossards, je tombe sur mon ami Fredéric Leblanc qui sera aussi de la partie, et naturellement, nous partons nous échauffer ensemble et reconnaître le début du parcours sur la digue : c’est du routier pendant 2 ou 3 kilomètres, pas trop fait pour nous…

Au départ, je ne suis pas très bien placé, car la rue centrale de Barcelonnette manque d’espace et beaucoup de coureurs ont rejoint la ligne de départ par l’avant, décalant les premiers en place vers l’arrière.

C’est toutefois un départ fictif qui nous attend, le temps de traverser le centre-ville.

J’essaye de revenir vers l’avant mais ce n’est pas si facile car on est plus de 500 et l’allure des lièvres est rapide.

Quand la meute est lâchée, cela ne fait pas de réelle différence…

Nous entamons le long plat sur la digue longeant l’Ubaye et je prends un rythme soutenu qui me permet d’effectuer un rapproché progressif vers l’avant.

Gare à ne pas s’enflammer !

J’aperçois devant moi Laetitia Dardanelli, une copine Gapençaise 2ème du challenge féminin, mais je ne la rejoins qu’après le golf.

Un petit mot d’encouragement et c’est le faux plat vers Uvernet-Fours le long d’un torrent.

Je dépasse la 2ème féminine qui me redoublera à l’entrée du village, en me faisant forte impression, puisqu’elle disparaît très rapidement de mon champ de vision.

En fait, l’entame de l’ascension, avec de gros pourcentages, me donne un petit coup de moins bien, que je trouve logique après ce début de course rapide.

Je perds quelques places, mais j’arrive à accrocher un bon wagon, et petit à petit, je retrouve de bonnes sensations.

Je suis satisfait d’arriver à suivre Cyril Gimenez, un très bon coureur Dignois, dans cette ascension.

Il faut dire qu’elle me convient bien, avec une alternance de côtes sévères et de relances sur un single sinueux et vallonné.

Je gère les montées et relance fortement dès que c’est plat ou en descente.

Les kilomètres défilent et je gagne quelques places avec cette méthode.

Nous sommes en sous-bois et la température est très supportable malgré l’effort intense.

La fatigue musculaire commence à se faire sentir au col de Baume-longe.

Heureusement que la suite de la montée est moins raide et sollicite moins les cuisses.

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Entre Baume-longe et le col de la Cloche, la vue est plus dégagée avec un large panorama vers les gorges du Bachelard, et le parcours est somptueux avec un passage au pied de rochers.

Le profil et le décor sont très variés, puisque nous retrouvons peu après un sous-bois avec une trace étroite au milieu de framboisiers, me semble-t-il.

J’ai un coureur en bleu à mes basques ; on échange quelques mots et il décline ma proposition de passer devant, car il voit bien que je le lâche dans les parties roulantes. En fait, il fait le yoyo depuis un bon moment !

On a rejoint le tracé du 42km, et les trailers du parcours long nous laissent gentiment passer sur une portion faiblement vallonnée.

Ils sont en pleine gestion de leur effort, alors que nous avons fait le plus dur et pouvons nous permettre de lâcher les watts.

Le ravito du Pied du Lan (2070m) marque le début de la longue descente finale de 8km.

C’est là qu’on va voir l’état des guibolles !

Elles ont quelque peu du mal à réagir et malgré moi, je laisse filer Gimenez.

Petit à petit, je prends mes marques dans cette descente et je dépasse 3 hommes et la 2ème féminine, visiblement pas à l’aise lorsque la pente s’accroît.

Vers les Alaris, une piste en faux-plat sur environ un kilomètre me laisse sans jambes (normal après le gros travail musculaire de la descente). Je marche pendant quelques hectomètres, le temps de croquer une pâte de fruits.

Un coureur dépassé juste avant me redouble, mais je prends à nouveau la poudre d’escampette dès que nous retrouvons la descente.

Même si les jambes commencent à être lourdes, je ne vois personne revenir.

À environ 1 kilomètre de l’arrivée, j’ai à nouveau Cyril Gimenez en visuel, mais c’est trop tard et je vais terminer sur ses talons, 28ème en 2h19’.

C’est un excellent résultat vu le niveau de la course et l’objectif est rempli avec de gros points pour le CTP.

Le repas d’arrivée est copieux et bien organisé, et c’est un moment agréable en compagnie de Frédéric et Aude Leblanc.

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Catégories :Course à pied
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