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Archive for mai 2012

Foulée Caturige (Chorges) – 13 mai 2012

Retour à la foulée Caturige pour une 8ème participation sur 11 possibles. C’est dire que je connais bien le parcours.

Cette année, une équipe organisatrice renouvelée semble vouloir insuffler une nouvelle dynamique avec quelques nouveautés : courses enfants, challenge par équipe … Par contre, pas de réel site internet, outil devenu primordial pour séduire le coureur.

Le dimanche 17 matin, je me rends à Chorges avec ma petite famille pour une matinée sportive qui sera suivie d’un pique-nique au bord du lac de Serre-Ponçon. En arrivant, la météo semble un peu capricieuse, vent et nuages, mais progressivement, le premier cité va chasser les autres, pour laisser la place au soleil.

Je retrouve sur place Stéphane et Gérard, avec qui nous formons pour l’occasion une équipe ASCEE 05, histoire de représenter un peu notre belle boutique en voie de disparition…

Le départ est donné à 9h devant l’office du tourisme, pour un peloton de 136 unités, donc une forte participation.

Je prends un départ prudent, car j’ai quelques doutes sur ma condition physique (voir CR du défi de l’Oule) et je me suis « froissé » un muscle dans le dos le mercredi précédent.

Après le passage sous la RN, j’évalue à une petite trentaine le nombre de coureurs qui me précèdent.

NB : Ici je peux m’inspirer très fortement du compte-rendu de 2009 car beaucoup de similitudes (et aussi par fainéantise)

Comme chaque année, je reste tranquille dans la première courte montée sur bitume et je commence à produire mon effort dans le chemin plat qui nous emmène en direction de Chanteloube. Mes sensations sont mitigées, mais je suis dans un rythme correct.

Je confirme sur la route qui s’élève maintenant, en dépassant 2 concurrents. La route se poursuit en chemin et ça continue de grimper. Sur cette côte, je trouve de bonnes sensations, ce qui me rassure car chaque année ce passage est le baromètre de ma performance finale. Je double encore 2 concurrents sur la partie en crête vallonnée peu avant le ravitaillement avant de plonger dans la grosse descente.

Au 6ème kilomètre, je passe avec 45 » de retard sur 2008, année de mon record. NB : Ici, je tiens à rassurer le lecteur, c’est le seul kilomètre ou je connais mon temps de référence car il s’agit de 25 minutes tout rond. J’ai quelques douleurs dans la cheville droite au cours de la descente, mais rien au niveau du dos ou des genoux, parfait !

A la fin de la descente, on retrouve le bitume et je gère la petite côte suivante, toujours indigeste, en attendant le retour sur du plat.

Encore un concurrent dépassé à l’entrée du viaduc et il faut maintenant affronter la longue route de Chanteloube. Sur cette route rectiligne, c’est toujours difficile moralement.

Comme en 2009, je vais rester seul et conserver ma position jusqu’à l’arrivée, en conservant à la faveur du tracé 2 ou 3 concurrents en point de mire. Les derniers kilomètres sont toujours difficiles, avec une grosse côte suivie d’un chemin large et roulant, mais qui parait toujours long, avec cette année un léger vent de face.

Une petite dernière montée dans Chorges et c’est l’arrivée sous les flashs crépitants de mes fidèles supportrices (là j’en fais un peu trop)

Je suis très satisfait de mon résultat: 21ème en 53’57 », c’est environ1 minute de retard sur 2008, année de mon record pour ceux qui n’auraient pas suivi. C’est même inespéré avec seulement 160km au compteur depuis le début de l’année.

Je suis plus que soulagé sur ma condition physique, d’autant plus que je suis loin d’être carbonisé. Il va maintenant falloir bien récupérer et essayer de me maintenir en bon état pour les prochaines échéances (divers trails en projet)

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Catégories :Course à pied

Défi de la montagne d’Oule (Veynes) – 21 avril 2012

Après un premier trimestre sans course à cause de maux de genou (une habitude…), j’ai pu reprendre l’entrainement fin mars, progressivement et non sans tensions diverses.

Le 1er avril, je songe à aller faire le trail des contreforts du Piolit, mais le matin même, je renonce, n’étant vraiment pas prêt du tout. Si c’est pour galérer et s’esquinter, c’est pas la peine !

Du coup, je programme mes débuts 2012 pour le défi de l’Oule. C’est court et pas traumatisant, puisqu’il s’agit d’une montée sèche de 3,5km et 800m de dénivelée.

Le 21 avril, j’ai déjà dans les pattes 3 semaines d’entrainement correct (footings + vélo) J’aborde cette course avec une tactique dite de Jean-Claude Dus (ça passe ou ça casse, on ne sait jamais sur un malentendu, ça peut marcher)

Il est annoncé des risques de bouchons sur l’étroit single de l’ascension, avec des dépassements difficiles donc j’ai prévu de me mettre très vite en action, et de gérer au mieux la montée qui se fera de toute façon à la marche pour le gros du peloton, on est prévenu !

Le jour J, le temps est variable, mais pas de pluie pour le départ. Nous sommes une grosse soixantaine, c’est logique car les efforts courts et violents ne sont pas les plus populaires… Au top départ, ça part très vite… visiblement beaucoup de monde est sur la même stratégie. A la sortie du stade de départ, je suis aux environs de la douzième place et dans l’orange vif ! Au bout de 500 mètres environ, la route fait place à un sentier monotrace déjà très raide et je commence à déjà marcher. Quelques coureurs me passent déjà.

Beaucoup de « déjà » pour insister sur le fait que tout se décante très tôt. Nous sommes dans le vif du sujet. Je me fais dépasser par de gros calibres partis prudemment : Serge Garnier, futur vainqueur, et Aimé Arnaud.

Une section pas trop raide permet d’alterner marche et course, et de faire illusion. J’essaye de suivre Éric, un bon grimpeur du club Gap Trail Nature.

Dès que la pente deviens vraiment prononcée, je décroche et tente de marcher avec un rythme correct. A partir de là, j’essaierai de limiter les dégâts jusqu’à l’arrivée, non sans me faire doubler par quatre ou cinq coureurs. Tout au long de l’ascension, c’est très dur, les cuisses sont douloureuses. La difficulté est accrue par un terrain boueux et très glissant à cause des pluies des jours précédents. Le point positif, c’est que dès que la pente diminue, je peux accélérer, preuve que c’est plus les muscles qui peinent que le cœur.

Je termine finalement vingtième en 41’48, chrono très honorable, vu le peu d’entrainement.

Pas trop le temps d’admirer le paysage au sommet car il fait plutôt frisquet.

(Veynes depuis le sommet de la montagne d’Oule, crédit photo: fous-de-peche.over-blog.com)

Donc c’est la redescente par un autre sentier moins raide mais toujours aussi boueux. Retour à Veynes sous une pluie battante, ce qui fait que je quitte assez rapidement le ravito d’arrivée pour regagner mes pénates.

Bilan de la course : une reprise violente mais raisonnable, instructive sur mes réelles capacités dans la pente raide (Pour connaître mon état de forme actuel, une course plus classique sera nécessaire).

En résumé, c’est un exercice qui s’apparente aux courses de kilomètre vertical, une expérience intéressante, à réaliser ponctuellement.

Catégories :Course à pied