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Trail des Lucioles (Roquebrune S/Argens) 25km 850 mD+ – 27 avril 2013

30 avril 2013 6 commentaires

Suite de la saga challenge des trails de Provence avec ce trail nocturne à proximité de Fréjus.

Alors que l’ensemble du week-end est extrèmement pluvieux, le trail des Lucioles qui a lieu le samedi soir est miraculeusement épargné, la valeureuse organisation Athl’éthique disposant d’une bonne étoile!  Au retrait des dossards, on a même droit à un rayon de soleil, le seul du week-end !

Le départ est donné dans les rues de Roquebrune S/Argens à 20h30 alors que le jour décline. Je ne connais quasiment personne étant bien loin de mes bases ! seulement une délégation du CA Veynes et Fred, le traileur-bloggeur. Dès lors, il est difficile d’avoir des repères de rythme pour l’entame de la course.

Ça part assez vite ou je suis moi-même un peu mollasson, j’ai du mal à juger…

Je suis surpris par le premier single qui arrive moins d’un kilomètre après le départ, dès qu’on quitte le bitume. Aïe, ça bouchonne : il faut que j’améliore mes départs si je veux être sur d’être dans le bon wagon.

Ce premier single en diurne est plaisant. J’en profite d’autant mieux que l’allure est modérée. De toute façon, on est à la queue leu leu, y a pas à gamberger. Je positive en me disant qu’au moins je ne suis pas d’emblée dans le rouge.

Je guette le passage auprès de l’aqueduc romain, premier site vanté par la brochure touristique, mais je ne le verrai pas ! Serais-je bigleux ou distrait ?

Une petite descente dans un fond de vallon et on attaque la montée. Le chemin s’élargit et je peux prendre mon propre rythme et gagner petit à petit des positions. La montée se fait par alternance de plats, faux plats et courtes côtes, ce qui permet de ne pas y laisser trop de jus. Je ne m’attendais pas à ce profil, croyant avoir affaire à de gros pourcentages (la soi-disant terrible ascension du col de Valdingarde…)

La nuit tombe peu à peu, et les frontales sont maintenant en action.

Je suis bien, hormis quelques tiraillements dans l’estomac.

Après la bifurcation 25km/13km, la pente se durcit et c’est un raidillon qui nous amène jusqu’au sommet. Il est assez boueux ce qui ne facilite pas la progression. J’ai une impression de facilité alors que certains semblent être à la rupture. Arrivé au col, il ne me semble pas avoir monté 300m, c’est plutôt bon signe, ou alors j’ai peut-être été trop avare d’efforts…

On attaque la descente bien roulante sur piste DFCI, et je lance la machine de guerre car c’est mon terrain de prédilection. En fait de machine de guerre, c’est autant les armes chimiques que la cavalerie, sans trop rentrer dans le détail. L’humidité et la fraicheur ont décuplé mes maux d’estomacs… peut-être aussi l’horaire inhabituel de la course…

Je rattrape puis dépasse un petit groupe avant de constater que mes problèmes s’intensifient. Je prépare un mouchoir en papier pour faire un arrêt au stand à la première occasion. Quand je m’engage dans une petite bifurcation opportunément aperçue dans un virage, les autres trailers me crie dans le dos : « c’est pas par là ! » Je les rassure sur mes intentions… C’est un arrêt au stand digne de l’écurie Mc Laren (ou plutôt Lotus!) mais je perds quand même 5 ou 6 positions.

Je reprends la descente à fond pour regagner le terrain perdu. Je rejoins un coureur qui, complice, me lance une phrase du style: « ça fait du bien hein? » Je lui fait remarquer que dans ces cas là, on apprécie vraiment que ce soit un trail nocturne, ce qui a l’air de le faire marrer.

Les frontales dans la nuit, telles des lucioles, sont un spectacle amusant.

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Au ravito du Lac des Clos, je suis bien revenu et on enchaine à nouveau sur une large piste. Je dépasse plusieurs coureurs en étant étonné de la densité du peloton à ce stade de la course.

Au moulin en ruine, la descente est terminée et c’est un single en fond de vallon qui nous attend. La physionomie de la course change : nous sommes maintenant éparpillés dans la nature, sans grands repères si ce n’est quelques frontales aperçues fugitivement à l’occasion d’une ligne droite.

Des grenouilles nous encouragent ou pestent contre ces fadas lumineux.

Un passage à gué ou cette fois le bain de pied est inévitable.

Un coureur m’a rejoint : il me suit et se décale parfois pour apporter un surplus de luminosité, preuve que ma frontale n’est pas des plus performantes. J’ai un petit coup de moins bien, on doit être au quinzième kilomètre et je laisse filer mon compagnon de noctambulisme.

Il est temps d’aborder la deuxième ascension de la journée, là aussi par paliers. J’alterne marche et course car je ressens le besoin de m’économiser et j’en profite également pour m’alimenter.

On me dépasse mais je dépasse aussi à mon tour. Je suis donc dans le coup. Les écarts sont bien creusés car je vois de moins en moins de lucioles dans la nuit.

Deuxième ravito que je zappe car déjà correctement alimenté et hydraté.

La fatigue commence à se faire sentir et le retour s’annonce difficile d’autant plus que le terrain est assez délicat et que je suis isolé. On doit être au pied du rocher de Roquebrune, sur le GR51, sinueux et qui emprunte tantôt des fonds de ruisseaux, tantôt des zones rocheuses rendues glissantes par l’humidité.

J’ai la surprise de revenir sur un traileur qui est en fait une traileuse (2ème féminine, j’apprendrai plus tard). Elle semble en difficulté avec le terrain et pas du tout en confiance. Je l’encourage mais je suis plus rapide qu’elle et je m’éclipse irrémédiablement.

Le ventre commence à se tordre à nouveau et je suis contraint à un nouvel arrêt au stand. 1 coureur puis la 2ème féminine me repassent.

C’est reparti ! Cette fois, je reste un peu plus longtemps avec la jeune femme, qui a manifesté son intention de me suivre, en essayant de lui ouvrir la route. La prudence est peut-être une bonne option. Au bout de quelques hectomètres, des lucioles apparaissent derrière nous et l’esprit de compétition revient: je me résous à l’abandonner lâchement et accélérer à nouveau pour garder ma position.

Une dernière petite côte dans laquelle je retrouve du jus, puis c’est le retour sur le bitume dans les faubourgs de la petite cité. Le coureur qui me suit m’interpelle: « ça va Thierry ? » Surprise, c’est Fred qui m’a rejoint… et tout content car il pète la forme. On échange quelques impressions et lorsqu’il se retourne pour attendre Jeff, son binôme de course et d’entrainement, j’aperçois un petit groupe en chasse.

J’accélère alors à nouveau pour préserver ma position et me fait une petite séance de vitesse bien jouissive jusqu’à l’arrivée.

Passé la ligne, petite déception, je suis aux alentours de la quarantième place alors que je visais le top 30 voire mieux. Mon temps de 2h13′ me semble pas mal, et sans avoir été particulièrement brillant (70 lumen comme ma frontale?), j’ai l’impression d’avoir fait une course solide (mais aussi liquide à la fois).

Je suis quand même soulagé d’être entier et mon deuxième sentiment est : bon, ça c’est fait ! Car le trail nocturne c’est quand même assez risqué pour les chevilles.

Après une bonne ration de soupe de poisson, et un rapide débrief avec Fred, je lève le camp car il est déjà 23h passés et j’ai encore 1 heure de route pour rejoindre ma petite famille en week-end chez des amis à Saint-Maximin.

A la lecture des résultats, le lendemain, j’apprendrai que je suis 37ème et que le niveau était très relevé sur cette course, bien plus que l’année précédente. J’engrange donc de précieux points pour le challenge.

Bravo à Laetitia, du Gap Trail Nature, qui remporte une belle première victoire au scratch féminin (sans doute pas la dernière) confirmant une progression spectaculaire depuis le début de l’année.

Une image marquante de ce trail, qui reste accrochée à mes pensées, c’est un single étroit au milieu de la végétation, au milieu de presque nulle part, une pâle mais rassurante lumière de frontale, des coassements autour de moi, et une lune aux formes généreuses dans une belle nuit étoilée au dessus de ma tête. Un moment presqu’irréel…

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Catégories :Course à pied

Défi de la montagne d’Oule (Veynes) – 13 avril 2013

19 avril 2013 1 commentaire

Pour une fois, je fais une entorse (aïe ! un mot que le traileur n’aime pas trop…) à mes habitudes, avec une course à seulement une semaine d’intervalle avec la précédente. Il faut dire que ce défi, auquel j’avais participé à la première édition l’an dernier, n’est pas très traumatisant puisqu’il s’agit d’une montée « sèche », même si le parcours sera cette année encore assez boueux.

Le samedi 13 avril 2013 après midi, c’est un superbe temps beau et chaud (contrepèterie belge) qui nous tient compagnie, le printemps est enfin arrivé ! Comme l’an dernier, nous sommes une grosse soixantaine d’engagés, mais je constate qu’il y a un joli plateau féminin. L’échauffement se fait dans une ambiance assez détendue. Il faut préciser qu’il y a les spécialistes de cet effort si particulier, mais aussi beaucoup de traileurs qui sont plutôt en mode entrainement.

A 16 h départ pour 800m de dénivelé positif vers le sommet qu’on aperçoit, tout là-haut, coiffé d’un manche à air. Cette année, j’ai prévu de partir tranquillement ; ça tombe bien, je me sens mou et peu incisif sur cet entame de course. Au bout du bitume, quelques mètres de sentier avant le franchissement du torrent, pour le seul mètre de dénivelée négative de la course… Serge Garnier, futur vainqueur, me passe déjà, c’est un signe. L’ascension commence vraiment et je me cale dans le sillage de la troisième féminine. Cette portion se fait à la marche et je prends mon rythme, au milieu du peloton.

Au bout d’un kilomètre environ, dès que la pente se radoucit, (oserais-je dire en faux plat montant ?) je déboite et double quelques coureurs dont certains sont déjà asphyxiés. Il ne faut pas s’emballer et me mettre moi-même dans le rouge. Je dépasse la deuxième féminine pour me caler derrière la première, Isabelle Jaussaud.

La pente s’accentue à nouveau et je sais que ce sera maintenant raide jusqu’à l’arrivée.

L’effort est soutenu, et pas du tout ludique.

Dans une posture peu esthétique, les yeux rivés au sol, les mains sur les genoux, on essaye de progresser avec le meilleur rythme possible… Il faut dire que je fais partie de la minorité partie sans bâtons. Toutefois, dès que c’est possible, je m’accroche aux troncs d’arbres pour m’aider des bras. L’ascension se fait en sous-bois, dans les hêtres (du moins ce que mes fragiles connaissances en botanique me laissent à penser) sans aucun panorama ni repère, si ce n’est les 3 ou 4 panneaux qui nous narguent en nous indiquant le dénivelé restant…

Je regarde le chrono pour me donner une idée du chemin parcouru, sur la base d’une quarantaine de minutes d’effort total estimé.

Les positions sont assez figées.

Un coup d’œil en arrière me permet de constater qu’Aline Grimaud revient progressivement sur nous. Chouette, je suis aux premières loges pour observer la bagarre chez les féminines.

Défi Oule 4   C’est officiel, j’ai la grosse tête

Un petit encouragement de Manu et on débouche sur une portion à découvert qui permet d’apercevoir le sommet. Ouille ouille Oule ! il est encore bien au dessus de nous…  2/3 de course sont tout de même déjà accomplis.

Je dépasse Isabelle, qui semble faiblir légèrement, pour prendre le relais, mais aussi laisser les 2 filles s’expliquer car Aline est en train d’opérer la jonction, bien aidée par ses bâtons. En fait elles vont s’encourager mutuellement pour terminer ensemble, bon esprit!

La fin de l’ascension est un peu moins raide et l’effort me parait plus supportable. J’aperçois une énorme fourmilière en bordure du sentier,  mais aucune de ses petites locataires n’esquisse un encouragement.

Avec Daniel que j’ai en point de mire depuis le départ, on revient peu à peu sur 2 concurrents. L’approche du sommet est encore enneigée (le sentier est à l’ubac) et j’ai du mal à trouver de l’adhérence.

Le sommet est maintenant tout proche et je suis presque déçu d’arriver car j’aurais eu encore du jus pour revenir sur les coureurs en visuel. Ça fait quand même du bien de couper son effort, après 39 minutes intenses !

Grâce à Francisco, de l’organisation, qui a monté dans son sac mes T-shirt de rechange et coupe-vent, je peux me changer vite fait bien fait.

Défi Oule 6  La Croûte de l’aile

Nouveauté 2013, on redescend quelques dizaines de mètres en crête vers le Sud-ouest, jusqu’à une clairière ou nous attend le ravito d’arrivée. C’est une bonne idée car ce nouveau site est plus spacieux et mieux abrité du vent. La vue côté Sud est somptueuse et on peux mieux en profiter qu’au sommet.

Côté Nord, je découvre une belle image : le sommet de l’Oule et la procession de coureurs qui redescendent en crête. Sur le coup,  je regrette de ne pas avoir d’appareil photo pour immortaliser la scène. A tout hasard, je signale ce beau cliché potentiel aux bénévoles en charge du ravito.

Défi Oule 1  J’en ai rêvé, Manu l’a fait

Puis c’est la redescente par un sentier versant Ouest, plus agréable que côté Est, et moins boueux car mieux exposé.

Le paradoxe de cette épreuve (et qui fait son charme) c’est que c’est une course dure et violente, un effort un peu « bourrin », mais qu’à la fin, le ravito d’arrivée en altitude et la redescente tranquille en groupe sont très sympas et très conviviaux. On a plus l’impression d’être venu faire un entrainement de groupe qu’une réelle compétition.

Merci à Gérald et son équipe du CA Veynes de nous proposer cette course conviviale et singulière. Les plus assidus courront le lendemain les 10km de la Bombarde, mesuré et qualificatif FFA. Pour ma part, ce sera jardinage (eh oui, le printemps est enfin arrivé, mais ça je l’ai déjà écrit plus haut)

Bilan de ma course : un meilleur niveau que l’année précédente et un effort mieux géré (un gain d’environ 3 minutes, à relativiser car il y avait un tour de stade en moins et un terrain moins boueux). Je suis enfin rassuré sur mon niveau en montée : 17ème juste devant les meilleures féminines, ça me convient bien.

Photos : GHAA Trail Nature

Catégories :Course à pied

Trail des Contreforts de Piolit (La Bâtie-Neuve) 17,5km 750 mD+ – 7 avril 2013

10 avril 2013 3 commentaires

Premier trail de l’année sur le « sec » dans les Hautes-Alpes, une distance et un dénivelé abordables, une organisation sympathique du lycée Sévigné, la proximité de la « capitale douce » … bref, plusieurs raisons qui font du trail des contreforts de Piolit un rendez-vous très prisé des traileurs Hauts-Alpins.

Je suis donc très heureux de retrouver plein de copains coureurs et en plus, j’aborde ce trail sereinement, pour une fois que je n’ai mal nulle part !

Même si c’est ma première participation à cette course, j’ai une bonne vision du parcours et de ses difficultés car j’avais effectué la reconnaissance « officielle »  en 2011 et je suis venu faire un footing sur la partie nouvelle dans la semaine.

Ma petite famille m’a accompagné pour ce déplacement d’une quinzaine de kilomètres seulement.

Je représente l’ASCEE 05 en compagnie de Stéphane, ami de longue date…

Le temps frisquet du matin et un léger vent ne sont pas un souci car le soleil est bel et bien présent quand l’heure du départ approche.

Tous les ingrédients sont donc réunis pour passer une bonne journée.

Capture

A 10h, le départ est donné depuis le centre de la Bâtie-Neuve. Je me suis placé idéalement en deuxième ligne, une fois n’est pas coutume. Je peux donc m’élancer sans gêne assez vélocement avec un démarrage sur une courte partie sur bitume et en faux-plat montant.

Au bout de cinq-cent mètres environ, on aborde déjà la première côte qui devrait décanter la course. ça grimpe raide, le terrain est très boueux et de petits ruisseaux sont à franchir. Il est déjà difficile d’échapper aux chaussures mouillées…

Je perds quelques places mais j’ai décidé de lâcher un minimum de forces dans cette première côte. Je garde en point de mire Éric, qui devrait être mon meilleur référentiel sur ce type de parcours.

tlbn 2013

Au sommet, je peux relancer et m’extraire d’un groupe assez étoffé pour tenter la jonction avec Éric.

Je le garde en visuel pendant un long moment mais sans pouvoir recoller, d’autant que je suis limite de me mettre dans le rouge.

Le parcours est régulièrement boueux voire carrément détrempé. Il faut essayer de trouver les appuis les plus surs en évitant les buissons qui bordent les chemins ! Le décor est plaisant avec des chemins sentiers en sous-bois, dans des landes ou dans des prés. Au milieu d’un sentier, un énorme crottin tagué en orange fluo représente un curieux balisage et me déclenche un éclat de rire solitaire…

Peu après la traversée du lotissement des Casses, la deuxième difficulté se dessine et je suis contraint de lever un peu le pied pour éviter l’asphyxie. L’essentiel de l’ascension se fait à la marche et décidément je n’arrive pas à marcher vite, alors que c’est normalement un point fort. Depuis le début de l’année ce manque d’efficacité dans les montées me pénalise et me contrarie. J’en profite pour avaler une pâte de fruit, il faut s’alimenter car le chemin est encore long !

Je laisse définitivement filer Éric, trop fort pour moi aujourd’hui… La fin de l’ascension se fait avec une belle bise glaciale (note de l’auteur: bise = vent du nord pour les autochtones).

Au sommet, on embraye sur une portion à travers les pâturages, assez agréable malgré le vent qui brouille la vision.

Au moment de quitter un petit talweg et amorcer la montée vers Montreviol, je bute sur un fil (de fer barbelé ?) et je lacère une chaussette, évitant la chute de justesse.

J’effectue la montée vers Montreviol et le premier ravito avec Roberto, qui m’a rejoint, en essayant de rester sur un tempo correct, malgré le fort vent de face…

Passé le ravito, il est temps d’aborder la deuxième partie du parcours, une longue traversée en balcons sur les contreforts du Piolit. Sur cette section assez roulante, je trouve un bon rythme, qui me permet de prendre un peu le large sur un groupe de poursuivants qui me talonne depuis quelques kilomètres.

Peu après, on m’annonce 20ème, un classement satisfaisant et motivant pour la suite de la course.

Le parcours est bien agréable malgré les flaques de boues qui gênent la progression.

Je redouble un vétéran qui m’avait dépassé quelques kilomètres plus tôt et j’ai de bonnes sensations au moment de croiser la route du col de Moissières.

Une petite montée d’abord dans l’herbe puis sur bitume et j’aperçois mon fan-club posté au sommet pour des encouragements bienvenus.

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Je me suis fait rejoindre par un coureur en rouge et nous faisons ensemble la descente suivante, bien raide et cassante. Je l’accompagne encore jusqu’au franchissement du torrent du Sapet, puis je le laisse partir pour récupérer et m’alimenter dans le raidillon des Granes.

Sitôt le replat je peux à nouveau relancer malgré des cuisses qui commencent à durcir.

Deuxième ravito au hameau des Granes, dans une jolie clairière, et c’est la troisième et dernière partie du parcours qui commence, pour la descente et le retour vers la Bâtie-Neuve.

J’effectue cette descente monotrace sans états d’âme, sur un gros rythme, avec le double objectif de me faire plaisir et de recoller au coureur en rouge, ce que je parviens presque à faire.

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On retraverse le torrent du Sapet pour rejoindre la route du col de Moissières, ou je reçois à nouveau les encouragements de mon fan-club (il faut préciser que je leur ai prévu des emplacements bien spécifiques pour se poster, avec un minimum de trajet en voiture entre chaque). J’entends dans mon dos la petite voix de Cloé : « Allez papaaaa !», c’est super…

Re-re-traversée du torrent sur une mini-passerelle et un faux-plat montant vers le hameau des Carles (faux-plat que je n’avais pas répertorié, qui me casse bien les pattes, et qui me fait perdre du terrain sur mon coureur rouge).

Heureusement, on retrouve très vite une piste large et roulante qui amorce le retour vers le retour vers la Bâtie-Neuve.

La fatigue commence à se faire sentir mais les hectomètres défilent et les places semblent être acquises : traversée du hameau des Césaris, puis franchissement d’un passage à gué (ou je me félicite d’être grand car mes longues guiboles me permettent de sauter l’obstacle sans tremper une fois de plus mes godasses…), un dernier faux-plat pour tester le mental, une section un peu urbaine dans un lotissement neuf, un nouvel encouragement de Nath (sans les filles qui se sont démotivées !), puis un large chemin le long du canal.

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Un dernier challenge s’offre à moi : rejoindre le coureur qui me précède (un excellent V2), que j’ai peu à peu remonté et qui semble émoussé.

Je relève le défi et opère la jonction au retour sur le bitume. Nous progressons quelques hectomètres ensemble et je me pique au jeu en plaçant une attaque décisive à deux cent mètres de l’arrivée. C’est jouissif de constater que les jambes répondent encore bien malgré l’effort consenti.

Je suis 19ème en 1h33′, c’est très satisfaisant et rassurant pour la suite de la saison, malgré encore et toujours ce manque de pêche dans les montées. Eric est arrivé depuis environ 1 minute, je n’ai donc pas trop lâché sur la fin…

Le reste de la journée est fidèle à mes aspirations, c’est à dire un bon plateau repas concocté par les élèves du lycée Sévigné, pour un pique-nique avec Steph et nos familles. Que du bonheur, augmenté par la satisfaction légitime de l’épreuve bien négociée, avec l’aide des endorphines qui continuent à diffuser dans mon cerveau…

Catégories :Course à pied